Maduro exclut le retour du Venezuela à l’OEA

Le président Nicolás Maduro a exclu la possibilité que le Venezuela revienne à l’Organisation des États américains (OEA) et a salué les déclarations du président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, qui a prôné la disparition de l’organisation.

« L’OAS a une histoire désastreuse, elle est venue à rien, elle est déjà en ruine et les ruines de l’OAS devraient disparaître, peut-être rester dans un musée du macabre », a-t-il déclaré lundi dans son émission télévisée. Avec Maduro +transmis par la chaîne de l’Etat.

Maduro a assuré que tous les coups d’État qui ont eu lieu dans la région portent le « sceau » de l’OEA. « C’est pourquoi nous sommes partis là-bas, nous sommes partis pour toujours et nous ne prévoyons pas de revenir. Notre chemin est un autre, c’est UNASUR, CELAC, ALBA, Petrocaribe », a-t-il déclaré.

En avril 2017 Vénézuela de l’OEA, un fait qui s’est concrétisé deux ans plus tard, en avril 2019, conformément à l’article 143 de la Charte de l’OEA.

« Cette Charte sera en vigueur indéfiniment, mais elle pourra être dénoncée par chacun des États membres, par communication écrite au Secrétariat général, qui communiquera dans chaque cas aux autres les notifications de dénonciation qu’il recevra. A l’expiration d’un délai de deux ans à compter de la date de réception par le Secrétariat général de la notification de dénonciation, la présente Charte cessera d’être en vigueur à l’égard de l’Etat dénonçant, et celui-ci sera séparé de l’Organisation après s’être acquitté des obligations découlant de cette Charte. », expose l’article.

A l’issue d’une rencontre avec Maduro tenue en novembre, le président de la Colombie, Gustavo Petro, a annoncé qu’il soulevait à la Communauté andine des nations (CAN) et au système interaméricain des droits de l’homme, une question sur laquelle, sans donner plus de détails, Maduro a affirmé avoir été « très réceptif ».

Mais pour revenir au système interaméricain, il faut qu’un État soit membre de l’OEA.

Le Venezuela a dénoncé le Pacte de San José ou Convention américaine en 2012 et c’est en 2013 que la dénonciation est entrée en vigueur.

À cette époque, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH), l’organe de l’OEA chargé de protéger les droits de l’homme dans les Amériques, s’est dite préoccupée par le fait que les violations des droits de l’homme qui se sont produites dans le pays après cette date ont cessé d’être reconnues par la Cour interaméricaine.