Quelques jours après la fermeture du bureau de la DEA, la République dominicaine porte un coup dur au trafic de drogue

L'opération, réalisée après « plus de 15 heures de surveillance ininterrompue », intervient dans un contexte de doutes et de reconfigurations institutionnelles après la fermeture du bureau de la DEA dans ce pays des Caraïbes.

Les autorités dominicaines ont précisé que l'interception a eu lieu sur la côte de la province de Peravia et que le bateau, long d'environ neuf mètres, provenait d'Amérique du Sud.

La cargaison, composée de 2.049 colis de cocaïne présumée, constitue la plus grosse saisie enregistrée sur un bateau dans l'histoire du pays, selon Carlos Devers, porte-parole de la DNCD.

En outre, les forces conjointes ont arrêté six Dominicains au cours de l'opération, à laquelle a participé directement le Commandement Sud des États-Unis.

Il s'agit de la deuxième opération récente contre le trafic de drogue dans ce pays. Samedi 14 février, les autorités de la République Dominicaine ont fait état du démantèlement d'une culture illégale de marijuana de 1.835 plantes dans une zone montagneuse de Baní, province de Peravia, au cours d'une opération coordonnée par la Direction Nationale de Contrôle des Drogues (DNCD) et le Ministère Public.

La procédure, à laquelle ont participé des services de renseignement de l'État et des hélicoptères de la Force Aérienne de la République Dominicaine (FARD), a été réalisée après une opération de contrôle et de surveillance dans le quartier de Montería de cette municipalité.

Comme indiqué Liste quotidienneles enquêteurs ont déterminé que plusieurs individus, dont le propriétaire du terrain, un ressortissant dominicain et deux citoyens haïtiens, seraient impliqués dans la culture et la commercialisation de marijuana.

En entrant dans la zone

Au cours de la perquisition, les équipes ont trouvé des plantes mesurant jusqu'à deux mètres de haut, ainsi que deux seaux remplis de légumes, cinq extracteurs, quatre rallonges électriques, une pompe d'irrigation, des outils et d'autres matériels liés à la culture.

Le contexte institutionnel de la lutte antidrogue en République dominicaine a radicalement changé quelques jours avant l'opération. L'ambassade américaine a confirmé le 12 février la fermeture du bureau local de l'agence antidrogue DEA, un fait qui a coïncidé avec l'arrestation d'un superviseur de cette agence aux États-Unis pour corruption et fraude de visa.

Cet épisode a ébranlé la confiance dans les mécanismes de contrôle et de supervision de la collaboration bilatérale. Les autorités dominicaines, loin d'arrêter leur activité, ont intensifié leurs actions sur le territoire national, réussissant à saisir jusqu'à présent en 2026 plus de 3,2 tonnes de différentes substances illicites, selon les données rapportées par Devers lors d'une conférence de presse.

L’ampleur des saisies récentes suggère une intensification de la pression sur les routes maritimes des Caraïbes, traditionnellement utilisées pour transporter d’importantes cargaisons de cocaïne vers les États-Unis et l’Europe.

L'ambassade américaine a confirmé

Cependant, la récente crise de la représentation de la DEA oblige les autorités dominicaines à redéfinir leurs alliances et leurs méthodes de travail.

La reconfiguration de la collaboration bilatérale se produit dans un contexte où la confiance institutionnelle est confrontée à de nouveaux défis.

L'arrestation d'un haut responsable de l'agence américaine de lutte contre la drogue et la fermeture de son bureau à Saint-Domingue ont contraint la DNCD et ses partenaires internationaux à réévaluer leurs protocoles, tandis que des saisies record mettent en évidence la persistance et la capacité d'adaptation des réseaux de trafic de drogue dans la région.