L'ancien président du Brésil, Jair Bolsonaro, qui purge depuis novembre une peine de 27 ans à la préfecture de la police fédérale de Brasilia, a été autorisé ce vendredi à sortir de prison pour se faire opérer d'une hernie, selon une décision du juge de la Cour suprême fédérale (STF), Alexandre de Moraes.
La date exacte de l'intervention n'a pas encore été définie, même si l'autorisation est intervenue après la confirmation médicale que Bolsonaro souffre d'une hernie inguinale bilatérale qui provoque des épisodes de douleur.
Depuis qu’il a subi une attaque au couteau lors de la campagne de 2018, l’ancien président – qui a gouverné le Brésil entre 2019 et 2022 – a subi plusieurs opérations dérivées de cette attaque.
Malgré l'autorisation d'opérer, De Moraes a rejeté la demande d'assignation à résidence après un traitement hospitalier, de sorte que Bolsonaro doit retourner à son lieu de détention une fois libéré.
L'ancien président reste isolé des autres détenus dans une chambre de 12 mètres carrés, équipée d'une salle de bain privée, de la climatisation, d'une télévision et d'un bureau. Selon les autorités, il a libre accès à ses médecins et avocats, tandis que la visite de toute autre personne doit avoir l'accord du STF.

La défense de Bolsonaro a présenté lundi une requête devant la Cour suprême du Brésil pour que l'ancien président obtienne l'autorisation de subir une opération chirurgicale abdominale et purge le reste de sa peine en résidence surveillée pour des raisons humanitaires.
L'équipe juridique a fait valoir que la santé de Bolsonaro « est grave, complexe et s'est progressivement détériorée », ce qui justifierait à la fois la nécessité d'une intervention chirurgicale urgente et son transfert vers un régime moins restrictif.
Dans le document envoyé au juge Alexandre de Moraes, chargé du dossier, les avocats insistent sur le fait que l'état clinique de l'ancien président nécessitait une opération d'urgence. Selon l'avocat Paulo Cunha Bueno, son client souffre de deux hernies inguinales qui pourraient compromettre le fonctionnement de son système digestif.
Les représentants de Jair Bolsonaro devant la justice ont également demandé à la Cour suprême du Brésil de l'autoriser à suivre des séances de physiothérapie dans la cellule où il purge sa peine, située dans la Surintendance de la police fédérale de Brasilia.

Depuis son arrestation, la défense et la famille de Jair Bolsonaro ont demandé à plusieurs reprises aux autorités de lui accorder une assignation à résidence humanitaire, arguant des différents problèmes de santé qu'a enduré l'ancien président.
Bolsonaro est détenu au siège de la police fédérale depuis fin novembre, après avoir été arrêté alors qu'il tentait de retirer, avec l'aide d'un soudeur, le bracelet électronique que la Cour suprême lui avait ordonné de porter par mesure de précaution.
La sentence contre l'ancien président a été prononcée par un collège de juges de la Cour suprême fédérale, qui l'a déclaré coupable non seulement de tentative de coup d'État après avoir perdu les élections de 2022, mais aussi de direction d'une organisation criminelle armée et de tentative d'abolir l'État de droit démocratique.
L'affaire détaille que parmi les plans du groupe figuraient des attaques contre le président Luiz Inácio Lula da Silva, le vice-président Geraldo Alckmin et De Moraes lui-même, ainsi que la promotion d'un soulèvement début 2023.
(Avec des informations d'Associated Press)