Le procureur général du Guatemala, Consuelo Porras, le chef du Bureau du Procureur spécial contre l’impunité (FECI), Rafael Currichiche et la procureure Cinthia Monterroso, par les États-Unis en a demandé ce vendredi à la Cour Constitutionnelle un amparo pour intenter des actions contre les citoyens qui émettent des avis défavorables à leurs personnalités à travers les réseaux sociaux.
Dans un épais document présenté au tribunal, Porras explique qu’ils ont été « violés » par les utilisateurs de différents réseaux sociaux qui exigent la démission des fonctionnaires, qui demandent que les poursuites pénales cessent et que leur vote soit respecté.
Les opinions des utilisateurs de X comme celle de Vicente Carrera, qui dans un fil de tweet exige la démission du chef du ministère public et de ses procureurs parce que « seuls les corrompus veulent les voir à ces postes, les gens ne le veulent pas », représente pour l’entité fiscale, selon ses écrits, une « transgression à l’autonomie et à l’indépendance » de l’institution.
Il s’agit « d’actes qui entraînent des troubles publics, des violations des droits constitutionnels, une entrave à la justice et des poursuites pénales dans le but de destituer des fonctionnaires légalement nommés en motivant la démission de fonctionnaires du ministère public sans qu’il y ait une base légale pour les justifier », lit le texte.
Le procureur général considère que les actions des utilisateurs des réseaux sociaux, en émettant des déclarations personnelles et des appels à l’action des citoyens, conduisent à une « violation imminente (…) du droit à la vie, à la sécurité et à l’intégrité personnelle, du droit à la libre circulation ». et leur droit à la liberté d’action », contre elle et contre les procureurs Currichiche et Monterroso.
Pour la magistrate, les avis sur les réseaux sociaux violeraient son « droit au travail ».
Des opinions comme celles de Virginia Estrada, qui dans X dit : « Nous tous qui avons voté pour Semilla avons le droit de défendre notre vote et si ceux qui n’ont pas voté pour eux et ceux qui se sont abstenus de voter veulent nous rejoindre, ils sont un » « attaque » que le gouvernement d’Alejandro Giammattei doit réparer même avec « l’usage de la force », demande le mémoire du tribunal.
Utiliser les réseaux sociaux pour mobiliser -de l’avis de l’administration fiscale guatémaltèque- avec des appels « à des actes illégaux comme l’encerclement du bâtiment du ministère public » pour exiger la démission des personnes mentionnées constituerait un délit pour tenter de « les expulser par la force ».
Appel à l’action des forces de sécurité
Le fond du problème – selon le long document – est que la Cour Constitutionnelle « délivre une action pour remplir la fonction préventive, c’est-à-dire pour chercher à empêcher la permanence de la menace ».
Face à cela, ils exigent que les constitutionnalistes et le président Giammattei mettent à disposition des forces de sécurité de l’État « correctement en uniforme, capables d’exercer la force publique », estimant que les réunions d’appels sur les réseaux sociaux montrent des signes de « menace imminente ». .. ) comme envisagé dans la présente affaire.
Le procès inclut comme preuves des annexes – qualifiées de dangereuses – des publications d’internautes, dont celles citées dans cette publication car présentant un « caractère criminel » puisqu’elles proviennent « des entités politiques dénoncées et de leurs partisans ».
Guatemala aux analystes et observateurs internationaux pour « l’extrême judiciarisation » du processus électoral, qui a donné dimanche dernier le président élu Bernardo Arévalo, du Mouvement Seed, qui fait face à une série de procès pour annuler la formation politique, tandis que les actions contre le système électoral se poursuivent.