Diverses organisations nicaraguayennes ont dénoncé l’arrestation d’au moins trois prêtres critiques à l’égard du gouvernement du président Daniel Ortega.
Il s’agit des prêtres Cristóbal Gadea, curé de l’église Nuestra Señora de la Merced ; Iván Centeno, de la paroisse Immaculée Conception de Marie ; et Julio Ricardo Norori, de la paroisse San Juan del Río Coco.
Les religieux, selon la chercheuse Martha Patricia Molina, auteure d’un titré « Nicaragua : une Église persécutée ?se seraient produits dimanche soir par des individus habillés en civil arrivés à leur domicile.
On ne sait pas encore où se trouvent les trois religieux et les autorités nicaraguayennes n’ont pas non plus fait référence aux arrestations, une tendance de plus en plus courante dans ce pays d’Amérique centrale, comme le rapportent tant les organisations que les militants.
L’évêque nicaraguayen Silvio Báez a déclaré sur le réseau social
Neuf prêtres emprisonnés
Après l’arrestation présumée de ces trois prêtres, neuf religieux seraient désormais arrêtés par la justice du président Daniel Ortega, qui a qualifié l’Église catholique de « putschiste » pour avoir critiqué les actions du leader sandiniste.
Ortega, au pouvoir depuis plus de 15 ans, a attaqué à plusieurs reprises l’Église catholique et a qualifié les prêtres nicaraguayens de « démons en soutane », tandis que à Mgr Rolando Álvarez.
De même, le président nicaraguayen à Managua, le nonce Waldemar Stanislaw Sommertag.
Le Nicaragua connaît une crise politique depuis 2018.
Le gouvernement des États-Unis et la communauté internationale ont imposé des sanctions contre des individus proches du président Ortega comme moyen de pression sur l’administration nicaraguayenne pour la forcer à restaurer la démocratie dans ce pays d’Amérique centrale.