Le Venezuela et les États-Unis ont fait des progrès dans les négociations qui pourraient assouplir les sanctions contre Caracas en autorisant au moins une autre compagnie pétrolière étrangère à prendre du pétrole brut vénézuélien pour recouvrer sa dette si le président Nicolás Maduro reprend les négociations avec l’opposition au Mexique, ont indiqué cinq sources.
Les envoyés de Caracas et de Washington ont tenu plusieurs réunions à Doha depuis l’année dernière dans un effort renouvelé pour résoudre une crise politique et économique de longue date au Venezuela, y compris des discussions sur les élections présidentielles, ont indiqué les sources.
Des réunions séparées entre responsables vénézuéliens et représentants de l’opposition devraient suivre les pourparlers de Doha dans les semaines à venir, selon des sources.
Parmi les entreprises qui pourraient obtenir cette fois-ci une lettre d’autorisation des États-Unis pour recevoir du pétrole vénézuélien en paiement de leur dette, se trouve l’un des partenaires de la société publique PDVSA, Maurel & Prom MAUP.PA, ont indiqué deux des sources.
Un porte-parole de la société française a confirmé que l’entreprise « avait fait une demande en ce sens auprès des autorités américaines », mais a refusé de fournir plus de détails.
Le Département d’État américain, les ministères des Affaires étrangères du Venezuela et du Qatar et PDVSA n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
Reuters Il n’a pas été possible de vérifier dans l’immédiat si un allègement des sanctions pourrait être approuvé immédiatement après l’éventuelle annonce de la reprise des négociations au Mexique, gelées depuis l’année dernière.
Des sources à Washington ont confirmé que les négociations ont considérablement progressé ces dernières semaines, mais ont averti qu’il serait peut-être prématuré de parler d’accords finaux alors que les discussions se poursuivent.
Les négociations placent une fois de plus le Qatar, puissance énergétique et d’investissement, sous le feu des projecteurs de la diplomatie mondiale. Doha est depuis plus d’un an le théâtre de négociations entre les États-Unis et l’Iran, qui ont abouti à des échanges de prisonniers et à des déblocages de fonds.
Outre un éventuel allègement des sanctions, l’ordre du jour des réunions entre les États-Unis et le Venezuela comprenait également une demande de longue date de l’opposition vénézuélienne de libérer les prisonniers, des garanties pour les élections et des solutions possibles à l’afflux d’immigrés vénézuéliens aux États-Unis, ont indiqué des sources. .
Washington a annoncé jeudi qu’il reprendrait les expulsions de Vénézuéliens qui traversent illégalement la frontière entre les États-Unis et le Mexique, une mesure visant à stopper un nombre record de migrants.
Plus de pétrole sur les marchés
Les responsables américains ont rédigé cette année une proposition radicale visant à alléger les sanctions contre le secteur pétrolier vénézuélien, permettant à davantage d’entreprises et de pays d’importer leur brut si la nation sud-américaine se dirige vers des élections libres.
La proposition prévoyait de repenser les sanctions pétrolières, de modifier les décrets américains existants ou d’en émettre de nouveaux afin que les acheteurs d’Europe et d’autres régions puissent reprendre les importations de pétrole vénézuélien de manière organisée.
Si de nouvelles autorisations sont accordées cette fois-ci, elles pourraient soulager les sociétés énergétiques qui tentent depuis des années de recouvrer leurs dettes au Venezuela. À plus long terme, ils pourraient contribuer à l’objectif du pays sud-américain de doubler sa production de pétrole brut.
L’assouplissement des sanctions est une carotte proposée depuis longtemps par Washington, mais cela n’a abouti qu’à très peu d’autorisations. Chevron Corp CVX.N est autorisée depuis novembre dernier à étendre ses opérations au Venezuela et à exporter du pétrole vers les États-Unis.
Un nombre croissant d’entreprises énergétiques font la queue pour obtenir des autorisations similaires à celles de Chevron pour recouvrer leurs dettes au Venezuela et relancer la production pétrolière et gazière en collaboration avec PDVSA.
Repsol REP.MC et Eni ENI.MI ont reçu l’année dernière des lettres d’autorisation des États-Unis, leur permettant de reprendre l’importation de pétrole brut vénézuélien comme moyen de recouvrement de créances.
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