John Cerna a vécu trois Noëls dans des prisons à sécurité maximale au Nicaragua jusqu’à sa libération en février de cette année avec plus de du gouvernement de Daniel Ortega, expulsés du pays et accueillis par les États-Unis grâce à une libération conditionnelle humanitaire.
C’est pour cette raison que Cerna a rejoint cette année l’initiative « Noël sans prisonniers politiques », qui vise la libération de tous les prisonniers politiquement motivés au Nicaragua.
« Je sais ce que ça fait d’être dans ces prisons. Maintenant, voir les lumières, les arrangements que je n’ai pas pu voir pendant plus de deux ans parce que nous n’avions même pas de lumière dans la cellule, c’est un grand contraste », dit Cerna.
Actuellement, au moins 91 personnes sont détenues au Nicaragua entre 2018 et le 31 octobre de cette année, selon des organisations de défense des droits humains.
« Beaucoup des 222 prisonniers politiques libérés au début de l’année l’ont rejoint, mais d’autres organisations aussi », a-t-il expliqué au Yaritza Mairena, représentante de l’Union des prisonniers politiques nicaraguayens (UPPN).
Parmi les prisonniers politiques au Nicaragua se trouve le mais aussi des militantes féministes et universitaires.
Les militants cherchent à rendre visible la situation des prisonniers politiques à travers des vidéos, des photographies et des dessins. « Nous exigeons la liberté inconditionnelle des prisonniers politiques au Nicaragua. C’est pourquoi nous rendons visibles les cas au Nicaragua », a déclaré Mairena.
C’est la sixième année consécutive que des militants nicaraguayens lancent cette campagne.
Les organisations sociales accusent le gouvernement Ortega d’établir une sorte de « porte tournante », car même s’il a libéré 222 opposants en février, les arrestations se poursuivent au Nicaragua.