Un garde du corps personnel de Daniel Ortega au Nicaragua a été accusé mardi d'avoir « désobéi de manière flagrante aux ordres supérieurs » pour lequel il sera jugé pour le délit de « manquement à ses devoirs par désobéissance et insubordination », selon un communiqué des autorités.
Il s'agit du commissaire général Marcos Alberto Acuña Avilés, qui faisait partie de l'équipe de sécurité de la police d'Ortega depuis les années 1990 et qui, depuis le 10 janvier 2007, est devenu chef de la garde du corps présidentielle, selon le magazine d'investigation Confidencial.
Selon le communiqué officiel de la Police Nationale, Acuña, en désobéissant aux autorités, « a mis en danger la sécurité des citoyens », ce pour quoi il a également reçu une libération « déshonorante ».
« La Police nationale est un corps armé, qui est régi par la discipline la plus stricte de ses membres, sous réserve du respect de la loi, basée sur la hiérarchie et la discipline uniques de ses commandements et de son personnel », a indiqué la police.
Le gouvernement Ortega a renforcé les réglementations pour les policiers
La police nationale du Nicaragua est accusée d'être contrôlée par le président Daniel Ortega. En fait, le président a imposé des éléments clés dans l’institution armée.
Actuellement, la police nationale est dirigée par Francisco Díaz, beau-père du président du Nicaragua.
Début juillet 2023, le Parlement du Nicaragua a approuvé un à la Loi Organique de la Police Nationale qui prévoit des sanctions pénales pour les membres de cette institution qui quittent la police sans autorisation en alléguant « qu'ils portent gravement atteinte à la sécurité des citoyens ».
Au Nicaragua, les policiers qui désertent risquent entre 2 et 3 ans de prison, selon la réforme approuvée à l'unanimité avec 92 voix pour et aucune contre ; tandis que s'ils ne respectent pas leurs devoirs, ils pourraient être punis entre 6 mois et deux ans de prison.
D’autre part, l’Assemblée nationale a réformé l’article 97 de la Constitution politique du Nicaragua, qui établit que la police nationale « est impartiale et apolitique ».