L'inquiétude suscitée par l'augmentation de la violence en Uruguay a incité le ministre de l'Intérieur, Carlos Negro, à avertir que le pays connaît actuellement des taux d'homicides « épidémiques ».
Cette déclaration a été faite lors de l'inauguration d'un atelier international pour la conception de nouvelles stratégies pour réduire les homicides, tenu mardi à Montevideo, avec la participation d'experts internationaux.
Negro a souligné aux participants la gravité de la situation et a déclaré que la réduction des homicides est l'une des priorités centrales du gouvernement uruguayen.
« Ce crime n'est pas qu'une froide statistique. C'est la perte irréparable d'une vie, la douleur d'une famille, d'un quartier. C'est la confiance elle-même dans nos institutions qui est érodée et mise en danger », a déclaré le ministre.

Dans l'auditoire, le ministre a rappelé l'expérience antérieure de Nelly Goitiño en tant que procureure spécialisée dans les homicides. Il a souligné qu'il accompagnait les proches des victimes et reconstituait des scènes de violence en quête de justice dans des environnements marqués par la souffrance.
Cette trajectoire l’a convaincu que la violence meurtrière ne devait pas être naturalisée en Uruguay, c’est pourquoi il a insisté pour ne pas accepter la situation comme quelque chose d’immuable et pour ne pas reporter la mise en œuvre de solutions.
Selon leur analyse fondée sur des preuves, ces délits « ne se produisent pas au hasard, ils sont concentrés dans certains quartiers et touchent principalement les jeunes hommes en situation de pauvreté ».
Le ministère de l'Intérieur a indiqué que le taux d'homicides en Uruguay est de 10,7 pour 100 000 habitants, un chiffre que le ministre Carlos Negro a qualifié d'« épidémique » et supérieur aux normes de sécurité historiques.
Parmi les actions proposées, le ministre a proposé d'intensifier le contrôle sur le marché des armes et des munitions, compte tenu de la forte participation des armes à feu aux homicides.

En outre, il a annoncé un futur projet de loi qui cherchera à renforcer les contrôles sur le commerce illégal.
Dans le domaine de la prévention sociale, il a évoqué la création de la Direction Nationale de Prévention Intégrale du Crime et de la Violence et la hiérarchisation de la Police Communautaire. Ces stratégies sont de nature anticipative et tentent de s’attaquer de manière globale aux facteurs qui alimentent la criminalité.
Un autre axe notable a été la modernisation technologique, qui comprend l'expansion des systèmes de vidéosurveillance, l'utilisation de logiciels avancés et le renforcement des équipes de police dans les zones les plus conflictuelles.
Dans le même temps, le ministre a souligné la performance des forces de sécurité dans la résolution des homicides, avec des niveaux d'élucidation supérieurs à 80% dans certains départements, un chiffre notable par rapport à la moyenne régionale selon les données du ministère. Le pays. En outre, il a souligné qu'aucune affaire ne devrait rester sans enquête ou impunie : « Quand la vie de quelqu'un est ôtée, celui qui l'a commis paie. »