La présidence brésilienne du sommet de l'ONU sur le climat (COP30) à Belém a reconnu mardi que certains pays se sont montrés « très réticents » à l'égard de la proposition d'une feuille de route visant à abandonner les combustibles fossiles.
Le diplomate André Corrêa do Lago, président de la COP30, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il y avait deux extrêmes dans les discussions sur le paragraphe qui fait référence à cette question dans la première mouture du texte présenté mardi : le « très favorable » et le « très négatif ».
« Ce que reflète le texte, c'est quelque chose qui ouvre les portes et qui se situe entre les extrêmes », a-t-il déclaré, avant de reconnaître qu'au cours de la négociation on peut « aller dans un sens ou dans un autre ».
Le projet suggère la création d’une table ronde de haut niveau pour « aider » les pays à élaborer des « feuilles de route » pour « surmonter progressivement leur dépendance » aux combustibles fossiles, dont la combustion est la principale source du réchauffement climatique.
Cela représente un certain progrès par rapport à la COP28 de 2023, lorsque les nations se sont engagées pour la première fois à opérer une « transition » loin des hydrocarbures.
Au-delà de cette question, le document propose également de tripler le financement des mesures d'adaptation au climat et d'accélérer la mise en œuvre des plans nationaux de réduction des émissions pour maintenir la hausse des températures en dessous de 1,5 degré Celsius, l'objectif principal de l'Accord de Paris.
Dans le même temps, les négociateurs brésiliens ont confirmé que leur intention était que le document soit voté ce mercredi, peut-être « très tard », étant donné la possibilité que les discussions, qui sont « intenses », se prolongent.
Vendredi, dernier jour de la COP30, la présidence compte mettre aux voix un deuxième document sur des sujets moins polémiques, comme la relation entre genre et changement climatique.