Des hommes armés ont intercepté le véhicule de la coordinatrice de María Corina Machado au Chili lors d'une prétendue attaque ciblée

Alexander Maita a été intercepté à Santiago du Chili

Alexander Maita, coordinateur du commandement ConVzla au Chili, a été intercepté ce mardi après-midi par quatre individus armés alors qu'il rentrait chez lui à Santiago avec son épouse et son beau-père.

Selon le communiqué de Mundo ConVzla, deux des assaillants sont sortis d'une voiture, ont montré des armes et se sont approchés du véhicule de Maita. Le chef a réussi à s’en sortir indemne et reste actuellement sous surveillance.

L'incident s'est produit dans un quartier résidentiel de Santiago et a été enregistré par des caméras de sécurité. Après s'être mise en sécurité, Maita a déposé une plainte auprès de la police et du ministère public. Les images ont été intégrées à l'enquête pour identifier les responsables et déterminer à la fois le déroulement de l'attaque et ses éventuelles motivations.

Mundo ConVzla a publié une déclaration dans laquelle il décrit l'incident comme une menace directe et le distingue du délit commun. Le texte réclame une « enquête immédiate, exhaustive et sans délai » de la part du gouvernement de Gabriel Boric, du parquet et de la police.

« La vie d'un leader politique vénézuélien reconnu et respecté a été mise en danger sur le sol chilien, dans une claire attaque de persécution et de siège transnational », affirme le document publié par l'organisation.

Les autorités chiliennes maintiennent le dossier ouvert et progressent dans la collecte de preuves et de témoignages auprès de sources, de voisins et de personnes susceptibles de fournir des données sur les mouvements du véhicule utilisé par les agresseurs.

Mundo ConVzla a replacé l'affaire dans son contexte en rappelant que l'assassinat du lieutenant-colonel vénézuélien Ronald Ojeda a été enregistré dans le pays. L'organisation a indiqué que les entités internationales ont considéré ce fait comme un cas grave de persécution dont la portée dépasse les frontières du Venezuela. La déclaration souligne également le caractère mondial de la cause vénézuélienne et le défi auquel sont confrontés les exilés dans différents pays face à des épisodes de harcèlement ou de menaces.

Les associations de migrants et les groupes de défense des droits humains ont demandé que les mesures de protection soient renforcées et que cette affaire ne soit pas interprétée comme un événement isolé.

Les porte-parole de ces groupes ont mis en garde contre l'existence de schémas de surveillance et d'attaques contre des dirigeants de l'opposition et des personnalités publiques vénézuéliennes exilées à l'étranger.

Les représentants de Mundo ConVzla ont réitéré leur soutien absolu à Maita et ont exigé des garanties pour sa sécurité et celle de sa famille.

« Ces actes ne font que réaffirmer que la cause vénézuélienne est mondiale », souligne le communiqué. L'organisation assure que ce n'est qu'avec le rétablissement complet de la démocratie au Venezuela que la menace des mafias et des réseaux qui affectent les citoyens à l'intérieur et à l'extérieur du pays sud-américain pourra être éradiquée.

De leur côté, les experts en sécurité consultés par les médias locaux ont indiqué que déterminer l'origine de l'attaque nécessitera une coopération institutionnelle entre le Chili et les organisations internationales, en plus d'une analyse approfondie des preuves recueillies.

L’affaire devrait progresser avec le soutien d’équipes spécialisées et la coordination avec les procureurs qui enquêtent sur les crimes de persécution politique et les menaces contre les migrants et les exilés.

Pendant que les enquêtes se poursuivent, la communauté vénézuélienne de Santiago et les organisations alliées planifient des activités et des manifestations pour exiger justice et visibilité pour les dirigeants politiques en exil.

Mundo ConVzla et d'autres groupes exigent que les enquêtes aillent « jusqu'aux dernières conséquences » et que des ajustements de politique publique soient adoptés pour garantir l'intégrité de ceux qui ont cherché refuge hors du Venezuela.