Le président de l'Équateur a changé six ministres après la défaite au référendum

Le président de l'Équateur, Daniel Noboa, a procédé à une importante rénovation de son cabinet après la défaite de ses propositions lors du récent référendum national. Selon les déclarations de la Présidence de la République publiées mardi, sept postes ministériels au total ont été modifiés, dans le but de renforcer la gestion du gouvernement en réponse aux besoins du pays et après qu'une majorité a rejeté les réformes centrales du programme exécutif lors des élections.

Parmi les fonctionnaires qui ont quitté leurs fonctions, se distinguent Zaida Rovira (Ministère du Gouvernement), Ivonne Núñez (Travail), Alegría Crespo (Éducation), Jimmy Martín (Santé), Danilo Palacios (Agriculture), Harold Burbano (Développement humain) et Jorge Carrillo (Secrétariat national à la gestion des risques -SNGR), selon ce qui a été rapporté dans deux communiqués officiels de ce mardi.

Selon la présidence, Rovira assume désormais le ministère du Développement humain, tandis que Burbano devient chef du portefeuille du Travail. Au ministère du Gouvernement, en remplacement de Rovira, Noboa a nommé Álvaro Rosero. Le ministère de la Santé est sous la direction provisoire de la vice-présidente María José Pinto, après le départ de Martín. De même, l'ancien ministre de l'Économie, Juan Carlos Vega, prend les rênes du ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, en remplacement de Palacios. Dans l'Éducation, les Sports et la Culture, Gilda Alcívar remplace Crespo.

De plus, Carolina Lozano assume le SNGR après le départ de Carrillo. La Présidence a indiqué que chaque portefeuille fera rapport ultérieurement sur les changements intervenus dans les vice-ministères respectifs. Au même moment, la porte-parole de la présidence, Carolina Jaramillo, a présenté sa démission sur le réseau social.

Ces mouvements surviennent à la suite du revers électoral de Noboa, qui a fait face au premier grand rejet citoyen de sa direction après la défaite au référendum de dimanche. Selon les données publiées par les autorités et recueillies par les agences internationales, le « non » a atteint 61,65% des voix contre la convocation d'une assemblée constituante, 60,65% contre l'installation de bases militaires étrangères – parmi lesquelles la possibilité d'autoriser des bases américaines sur le territoire national -, 58,07% contre la suppression du financement public des partis politiques et 53,47% contre la réduction du nombre de membres de l'assemblée de 151 à 73.

La Présidence a souligné que ces nominations visent à « renforcer la gestion du Gouvernement national pour répondre aux besoins du pays », après le rejet des principaux axes de réforme proposés par l'Exécutif, notamment l'élaboration d'une nouvelle constitution pour remplacer l'actuelle, promulguée pendant la période dite du Corréisme.