L'Armée de la République Dominicaine a arrêté deux citoyens dominicains qui guidaient un groupe de 37 haïtiens sans papiers le long de routes informelles le long de la frontière, intensifiant ainsi la lutte contre le trafic illicite de migrants, un crime lié à l'augmentation des opérations et des déportations dans la région. Selon le rapport officiel, les détenus ont été identifiés comme étant Luis Enrique Lima Peña et Ángel Luis Fortuna Álvarez, qui transportaient des étrangers à moto à travers la communauté de Candelón, dans la province de Dajabón, une zone frontalière avec Haïti et connue pour son activité migratoire irrégulière.
La procédure a abouti à la saisie de quatre motos ayant servi à mobiliser une partie du groupe. Lima Peña, l'une des personnes impliquées, transportait simultanément quatre Haïtiens, trois hommes et une femme, sur une moto. D'autre part, Fortuna Álvarez conduisait une autre moto dans la zone, avec quatre hommes haïtiens comme passagers. En outre, les autorités ont arrêté deux motos supplémentaires : elles faisaient partie du groupe dans lequel circulaient cinq personnes, trois femmes et deux mineurs, sans fournir de détails sur leur identité, et sur la dernière moto circulaient cinq autres personnes, trois femmes et deux hommes.

Le nombre total de migrants interceptés était de 37 Haïtiens : 26 hommes, huit femmes et trois mineurs. Selon l'armée, ces citoyens sont entrés irrégulièrement dans le pays par des passages non autorisés à la frontière nord-ouest, une pratique récurrente dans la région en raison du renforcement des mesures de contrôle et des conditions socio-économiques qui favorisent la mobilité transfrontalière.
Les autorités ont indiqué que « les deux dominicains seront présentés au ministère public pour trafic illicite de migrants », comme le prévoit la réglementation en vigueur. De même, ils ont signalé que les 37 étrangers sans papiers seront remis à la Direction Générale de l'Immigration pour rapatriement vers Haïti dans les prochains jours.

La migration irrégulière des citoyens haïtiens vers la République Dominicaine reste un défi historique et social, avec un flux constant motivé par des facteurs économiques et sociaux. En 2025, les autorités ont signalé plus de 37 000 expulsions, un chiffre qui reflète l’ampleur du phénomène et le déploiement de ressources officielles dans la surveillance et le contrôle des frontières, notamment dans les points chauds comme Dajabón.
La surveillance des frontières et les opérations conjointes ont été renforcées par la Direction générale des migrations, la police nationale et les forces armées, en concentrant leurs actions sur les provinces et les communautés où est détectée la plus grande présence de migrants irréguliers. Dans des zones comme l'est de Saint-Domingue, la bande nord-ouest, ces interventions visent à mettre fin au trafic illicite et à répondre à l'augmentation de la migration clandestine, un phénomène qui affecte directement les secteurs du travail agricole, mais aussi le secteur de la construction.