La Police Nationale Civile du Salvador a arrêté Mario Humberto Gómez Escobar, alias Saylin, dans la municipalité d'Ayutuxtepeque, dans la zone de San Salvador Centro, accusé d'avoir servi de déclencheur à la structure criminelle MS13. Cette capture intervient dans un contexte de durcissement du droit pénal et de diminution soutenue des homicides, après l'adoption de nouvelles stratégies sécuritaires dans le pays.
L'arrestation de Gómez Escobar répond à une ordonnance émise pour plusieurs délits, notamment homicide aggravé au détriment de sept victimes, groupes illicites, homicide aggravé imparfait et utilisation ou occupation illégale de biens. La Police Nationale Civile a indiqué que la personne recherchée sera transférée au tribunal correspondant pour poursuivre la procédure judiciaire. Ces types d’opérations s’inscrivent dans le cadre du déploiement national contre les structures de gangs.
Les autorités soulignent l'importance des réformes récentes dans la réponse judiciaire aux homicides. Depuis février 2025, la peine pour homicide simple est comprise entre 20 et 26 ans de prison. En cas d'homicide aggravé, les peines varient entre 35 et 60 ans de prison, en tenant compte de facteurs tels que le nombre de victimes. Les peines peuvent aller de 35 à 40, 45 à 50 ans ou s'étendre jusqu'à 55 à 60 ans, selon les circonstances aggravantes.

Les procureurs progressent également dans d’autres affaires liées au crime organisé. Cela se reflète dans des procédures récentes, comme celle de l'Iran Nacxit Portillo Barrantes, qui aurait participé à un double homicide aggravé en mai 2024. Selon le bureau du procureur général (FGR), Portillo Barrantes est entré dans le domicile des victimes, les a attaquées avec un couteau et a ensuite enterré les corps avec l'intention de cacher les preuves. L'intervention rapide de la police a permis d'identifier et de capturer le suspect. Actuellement, il fait face à des accusations supplémentaires pour fraude procédurale et disparition de personnes, en attendant d'être jugé, comme indiqué dans le rapport FGR récemment publié.
La tendance à la baisse des meurtres s'est consolidée à San Salvador et dans tout le pays, où les autorités sont restées plus de 40 jours sans homicide signalé. Le record de cette année ne comprend que sept cas en 52 jours, un niveau notoirement bas par rapport aux années précédentes, au cours desquelles l'incidence des morts violentes était quotidienne et dépassait dix cas par semaine à certaines périodes.

L'analyse officielle soutient qu'aucune commune n'est actuellement l'épicentre de la violence, ce qui suggère un confinement homogène au niveau national. Selon les porte-parole de l'État, ce scénario de faible criminalité ne répond pas à des facteurs isolés, mais à la mise en œuvre d'initiatives telles que le Plan de Contrôle Territorial. Ils attribuent notamment ces résultats au régime d’urgence mis en place depuis le 27 mars 2022, en réponse directe à une recrudescence des meurtres liés aux gangs et prolongé 47 fois consécutives.
Les mesures incluses dans le régime d'urgence ont permis de restreindre certaines garanties constitutionnelles et de durcir les sanctions contre les délits de criminalité organisée. Depuis sa création, l'État fait état de l'arrestation de plus de 91 000 personnes accusées d'intégrer des structures criminelles, ce qui a contribué à la réduction des taux d'homicides et d'autres délits. La nouvelle législation a joué un rôle décisif en renforçant les critères punitifs pour les crimes considérés comme ayant un impact élevé.