Plusieurs dirigeants émergents ont prévalu ce dimanche aux élections régionales en Bolivie, dans un scénario dans lequel les alliances soutenues par le président Rodrigo Paz ont remporté des victoires dans les gouvernorats de La Paz, Tarija et Beni, mais n'ont pas obtenu de résultats favorables dans des endroits clés comme Cochabamba et Santa Cruz.
Le président du Tribunal Électoral Suprême (TSE), Gustavo Ávila, a présenté les données du Système de Transmission et Publication des Résultats Préliminaires (Sirepre) pour l'élection de neuf gouverneurs et maires des dix principales capitales du pays. Parmi les candidats qui ont surpris lors de ces élections figurent Juan Pablo Velasco à Santa Cruz, Leonardo Loza à Cochabamba et Luis Ayllón à Chuquisaca.
Selon la réglementation en vigueur, les candidats remportent un poste de gouverneur s'ils additionnent 50 % des voix plus un, ou s'ils atteignent au moins 40 % avec un écart de 10 points par rapport au second. Si ces conditions ne sont pas remplies, les candidats devront se présenter à un second tour à la mi-avril.
Concernant les gouvernorats, dans le département de La Paz, avec 60% des voix, Luis Revilla, de l'Alliance Patria Sol, l'emporte, avec 21,18% des voix. Elle conserve un avantage sur la deuxième force, l’Innovation Humaine, et le scénario laisse présager un second tour. À Tarija, avec 94% des voix, le candidat Adrián Oliva, d'Unidad por la Patria, obtient 35,54%, tandis que la deuxième force, Cambio Democrático por el Cambio, qui nomme María René Soruco, atteint 28,81%.

Dans le département amazonien de Beni, avec 96% des suffrages, Tito Egüez, candidat de l'Alianza Patria Unidos, en compte 36,81%, avec un large avantage sur le second. A Santa Cruz, avec 93% des voix, le résultat marque l'une des principales surprises : le candidat de l'alliance Libre, Juan Pablo Velasco, obtient 28,55%, suivi de près par l'avocat Otto Ritter, avec 26,69%. L'actuel gouverneur, Luis Fernando Camacho, occupe la troisième place avec 21,94 %.
A Cochabamba, avec 92% des suffrages, Leonardo Loza, ancien sénateur et disciple de l'ancien président Evo Morales, arrive en première position avec 38,46%. À Potosí, le candidat de l'Alliance sociale, René Joaquino, atteint 42,76%, un pourcentage qui le présente comme gouverneur élu. À Oruro, Edgar Sánchez, de la force émergente Jacha, est en tête avec 35,15%, tandis qu'à Pando, la candidate Gabriela de Paiva, de Libre Pando, est en tête avec 46,53%.
À Chuquisaca, le scénario prévoit également un deuxième tour entre Luis Ayllón, de l'Alianza Gente Nueva, avec 34,91%, et Franz García, de l'Alianza Patria Unidos, avec 33,97%.
Concernant l'élection des maires, qui se définit à la majorité simple, dans la ville de La Paz, avec 56,2% des voix comptées, César Dockweiler, de Human Innovation, l'emporte avec 23,25% des voix. À Santa Cruz, avec 71,28% des suffrages, le candidat Manuel Saavedra, de l'alliance VOS, obtient 71,38%, avec une grande différence par rapport aux autres candidats.
À Cochabamba, l'actuel maire et ancien candidat à la présidentielle Manfred Reyes Villa, de l'alliance APB Súmate, obtient 47,58% avec 74,18% des suffrages dépouillés. Dans la ville d'El Alto, le candidat Eliser Roca, d'Unidos por el Cambio, arrive en tête avec 17,84%, suivi de près par Gabriel Mamani, du Parti chrétien-démocrate (PDC), allié du vice-président Edmand Lara, avec 90,12% des voix.
Dans les capitales comme Sucre, Oruro, Potosí, Cobija, Trinidad et Tarija, la différence entre les deux premiers candidats est étroite, c'est pourquoi le corps électoral a indiqué qu'il fallait attendre les résultats officiels.