Par voie aérienne et terrestre, les groupes criminels utilisent de multiples méthodes pour introduire des objets interdits et des substances illicites dans les principales prisons du Panama, comme en témoignent les récentes opérations menées dans le complexe pénitentiaire de La Joya et La Joyita, situé dans la ville de Pacora, dans la province de Panama, considéré comme deux des centres pénitentiaires les plus grands et les plus sensibles du pays.
L’un des cas les plus récents concerne l’utilisation de drones pour transporter des colis illégaux, une modalité qui continue de gagner du terrain.
La Direction Nationale de Sécurité Pénitentiaire a confirmé qu'après une série de surveillance, 15 colis largués depuis les airs se trouvaient dans le périmètre du Centre Pénitentiaire de La Joya, qui ont été récupérés et transférés pour vérification par les autorités compétentes.
Après inspection du contenu, il a été confirmé que les colis contenaient des substances illicites, des cigarettes et des accessoires électroniques, dont trois emballages de drogues suspectes, 245 paquets de cigarettes, sept briquets, des câbles pour écouteurs et d'autres objets.
Cette découverte montre l’utilisation croissante de la technologie aérienne pour échapper aux contrôles de sécurité, dans un environnement où les tentatives de contrebande sont devenues plus sophistiquées.

Au niveau terrestre, un autre cas pertinent a été l'arrestation d'un homme de 46 ans, identifié comme « routard », qui a été surpris en train d'essayer d'introduire des objets interdits dans le périmètre du Centre pénitentiaire de La Joyita, plus précisément dans la zone de l'ancienne zone conjugale.
L'individu avait déjà un casier judiciaire pour ce même type de délit, ce qui renforce la récurrence de ces pratiques.
La capture a eu lieu après une alerte générée par le personnel de surveillance, qui a signalé la présence de personnes marchant dans les zones proches de la prison.
Après une opération de recherche, les unités de police ont réussi à localiser le sujet caché dans les sous-bois, transportant trois sacs contenant divers objets illicites, ce qui a immédiatement activé les protocoles d'intervention.
Au cours de la vérification, des téléphones portables, des cigarettes, des câbles USB, des briquets, des boissons alcoolisées, des brûleurs électriques et des substances présumées illicites ont été saisis, confirmant que les tentatives d'entrée ne se limitent pas seulement aux drogues, mais aussi aux équipements qui facilitent la communication et le fonctionnement des activités illégales au sein des centres pénitentiaires.DR

A l’intérieur des prisons, les autorités ont également intensifié les fouilles. Dans le cadre de l'opération ARMAGEDÓN XXXVII, réalisée dans le pavillon 8 du Centre pénitentiaire de La Joya, a été réalisée la saisie d'une arme à feu de type revolver de calibre 38, de trois munitions, de drogues et de plusieurs appareils électroniques, dont 17 téléphones portables et une antenne Starlink avec son chargeur.
L'opération a également permis la saisie de 92 roseaux à poudre blanche, 25 emballages d'herbes prétendument sèches et 35 assiettes, éléments qui témoignent de la présence de réseaux organisés au sein de la prison, ainsi que de la persistance des méthodes de dissimulation et de distribution de substances illicites à l'intérieur des installations.
Ces découvertes ne sont pas isolées. En janvier 2026, au centre pénitentiaire de La Joyita, les autorités ont signalé la saisie d'armes à feu, de munitions, de drogues et de téléphones portables cachés dans des trous sous des structures en ciment, ce qui démontre un niveau de planification plus avancé pour échapper aux inspections régulières.
Parallèlement, au centre pénitentiaire Nueva Esperanza, dans la province de Colón, ont été menées des opérations telles que l'opération Odiseo, visant à renforcer le contrôle interne et à empêcher la circulation d'objets illicites au sein du système pénitentiaire, dans le cadre d'un effort soutenu pour maintenir l'ordre dans ces établissements.

Dans l’ensemble, les opérations récentes reflètent un scénario dans lequel les autorités sont confrontées à de multiples modalités d’entrée de contrebande, depuis la technologie aérienne jusqu’aux tentatives individuelles par voie terrestre, ainsi qu’aux structures internes qui facilitent la circulation de ces articles.
La réponse institutionnelle s'est concentrée sur le renforcement des fouilles, de la surveillance et de l'intervention directe, pour tenter de contenir ces pratiques dans les principaux centres pénitentiaires du pays.