Le premier avion d'Iberia est arrivé au Venezuela après plus de quatre mois de suspension

Le premier vol d'Iberia est arrivé au Venezuela après plus de quatre mois de suspension

Le premier vol d'Iberia a atterri ce mardi au Venezuela, après que la compagnie aérienne a maintenu ses opérations suspendues depuis le 29 novembre sur recommandation de l'Agence de la sécurité aérienne (AESA), à la suite d'une alerte émise par les États-Unis sur l'instabilité du pays.

L'avion est arrivé à l'aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía, près de Caracas, en provenance de Madrid, vers 17 heures. (21h00 GMT).

Les sources de la compagnie aérienne ont indiqué que l'opération reprend avec quatre fréquences hebdomadaires, une de moins qu'avant le 29 novembre, date à laquelle Iberia a suspendu ses services suite à la recommandation de l'AESA et à l'alerte de l'United States Aviation Authority (FAA) sur la situation au Venezuela et dans le sud des Caraïbes.

Iberia avait déjà annoncé son intention de rétablir ses vols en avril, après que le président américain Donald Trump a déclaré que les liaisons aériennes commerciales ouvriraient « très bientôt » après la réouverture de l'espace aérien vénézuélien.

L'avertissement de la FAA du 21 novembre et les recommandations des agences de sécurité aérienne en Europe et en Espagne ont conduit plusieurs compagnies aériennes à suspendre leurs opérations avec le Venezuela ce mois-là.

La présidente en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez (EFE/Miguel Gutiérrez)

Delcy Rodríguez a convoqué des chefs religieux

Dans un autre ordre, la présidente en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, a convoqué ce mardi les principaux chefs religieux du pays pour leur demander de superviser l'application de la loi d'amnistie pour la coexistence démocratique, promulguée en février.

Le régime chaviste estime le nombre de bénéficiaires à plus de 8 400 au 26 mars, mais les organisations de défense des droits de l'homme ont enregistré 490 prisonniers politiques toujours détenus et ont dénoncé qu'aucune liste des amnistiés n'ait été publiée, malgré le fait que le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, l'ait publiquement demandé.

À l'événement, organisé au Palais de Miraflores et diffusé sur la chaîne nationale Télévision vénézuéliennedes représentants de l'Église catholique, de l'Église anglicane, des Églises évangéliques, des dirigeants de l'Islam et le grand rabbin du pays étaient présents.