Le président du Salvador, Nayib Bukele, a réaffirmé jeudi – à travers un message sur le réseau social
La réponse présidentielle, dans laquelle Bukele a exprimé « ce qui doit être fait ne laisse aucune place à l'hésitation », s'ajoute à une série de décisions que le gouvernement a promues dans le système éducatif pour renforcer la discipline et l'ordre dans les salles de classe.
La restriction sur la coupe de cheveux des élèves, mise en œuvre dans toutes les écoles publiques salvadoriennes depuis 2025, fait partie d'une politique plus large visant à restaurer la discipline parmi les élèves, un objectif qui a pris de l'ampleur après la nomination de l'officier militaire Karla Edith Trigueros au poste de ministre de l'Éducation.
L'administration de Bukele a souligné la nécessité pour les étudiants de maintenir une apparence ordonnée, partant du principe que la présentation personnelle affecte directement les résultats scolaires et la coexistence scolaire.
Parmi les règles établies figure l'obligation de porter des cheveux courts et bien peignés pour les enfants, en évitant les styles flashy, asymétriques ou qui incluent des éléments considérés comme inappropriés pour l'environnement éducatif, comme des teintures ou des silhouettes rasées.
Le ministre de l'Éducation a défendu la pertinence de ces lignes directrices, arguant qu'elles visent à retrouver les valeurs fondamentales et le respect de l'autorité scolaire.
Trigueros a souligné que la discipline commence par l'image et l'attitude des élèves, et que les directives sur les coupes de cheveux font partie d'un effort plus large visant à améliorer l'environnement dans les écoles publiques.

La stratégie du gouvernement ne se limite pas à une présentation personnelle.
Parmi les mesures disciplinaires récemment renforcées figurent la ponctualité obligatoire à l'entrée en classe, l'utilisation correcte de l'uniforme scolaire, l'interdiction de transporter des objets non autorisés à l'intérieur des salles de classe et la mise en œuvre de codes de conduite qui réglementent le comportement lors des activités académiques et récréatives.
De même, les sanctions ont été renforcées pour ceux qui commettent des délits graves, comme le harcèlement ou la désobéissance répétée aux règles établies par les autorités éducatives.
Le ministère de l'Éducation a également encouragé la formation de commissions disciplinaires dans chaque école, composées d'enseignants, de parents et de représentants des élèves, dans le but de contrôler le respect des règles et de canaliser les préoccupations de la communauté éducative.
Ces actions visent à renforcer la coresponsabilité entre les différents acteurs du processus éducatif et à garantir que les mesures soient appliquées de manière équitable et transparente.
Les récentes dispositions ont suscité un débat dans la société salvadorienne, notamment autour de la pertinence de réglementer des aspects tels que la coupe de cheveux ou la tenue vestimentaire des étudiants.
Si certains secteurs considèrent que ces règles contribuent à rétablir le respect et l'ordre dans les écoles, d'autres soutiennent qu'elles peuvent limiter la liberté d'expression des jeunes.

Malgré les opinions diverses, le président Bukele a clairement indiqué qu’il n’y aurait aucun retour en arrière dans l’application de ces mesures. Son message sur les réseaux sociaux, dans lequel il affirme que « ce qui doit être fait ne laisse aucune place à l'hésitation », démontre le soutien absolu de l'Exécutif à la politique de discipline scolaire.
Avec ces actions, le gouvernement du Salvador cherche à consolider un modèle éducatif basé sur l'autorité, le respect et la coexistence harmonieuse, dans un contexte marqué par les efforts visant à réduire les taux de violence et à améliorer les résultats scolaires.