La capitale du Costa Rica a été identifiée comme la ville la plus encombrée d'Amérique latine selon l'indice de trafic Numbeo pour 2026. Ce rapport international place San José en première position du classement latino-américain grâce à son score de 327,8, un chiffre qui dépasse largement la moyenne régionale et montre les dimensions de la crise de mobilité à laquelle est confrontée la ville. Le classement répond à la différence considérable avec d'autres grandes métropoles : l'écart avec Mexico atteint près de 70 points dans l'indice, ce qui souligne la gravité particulière du phénomène dans le cas du Costa Rica.
Le Numbeo Traffic Index, dont l'édition la plus récente évalue des paramètres tels que le temps de trajet moyen, l'insatisfaction des usagers et l'impact environnemental mesuré en émissions de CO₂ dérivées des embouteillages. La capitale costaricaine a déplacé des centres urbains comme Mexico (259,4) et São Paulo (239,7), villes qui ont investi dans des systèmes de transport massifs tels que le métro et les trains de banlieue. En revanche, San José continue de dépendre presque exclusivement du transport routier et des véhicules privés, dont l'expansion n'a pas été compensée par des alternatives publiques efficaces.

Pour mesurer l'ampleur du problème, en 2026, les 10 villes les plus encombrées d'Amérique latine étaient en tête de liste San José (327,8), suivie de Mexico (259,4), de Guatemala (255,1), de São Paulo (239,7) et de Lima (234,8). Les autres villes du classement sont Rio de Janeiro, Bogota, Buenos Aires, Recife et Guadalajara, ce qui montre que le défi de la circulation affecte à la fois les mégalopoles et les capitales intermédiaires d'Amérique centrale et de la région andine.
La différence de près de 70 points entre San José et la capitale mexicaine est qualifiée dans le rapport de « distance alarmante ». Les villes brésiliennes et mexicaines présentes dans le classement ont réagi en investissant dans les transports publics, ce qui n'a pas été le cas dans la capitale costaricienne. Cela a contribué à ce que la congestion à San José ne soit pas considérée comme un simple inconvénient des heures de pointe, mais comme une crise structurelle.
Les experts en urbanisme cités dans les médias locaux affirment que les scores supérieurs à 200 reflètent des villes où la congestion se manifeste comme un grave problème de santé publique, de productivité et d'environnement.

Le diagnostic défavorable de la mobilité dans la capitale costaricienne n’est pas un phénomène isolé. En 2025, le Costa Rica se classait au deuxième rang des pays les plus encombrés au monde, selon le Traffic Index.
Le rapport correspondant à 2025 utilise des variables telles que le temps de trajet journalier moyen, la consommation de carburant et les pertes de productivité liées à la saturation des routes. Le Costa Rica a obtenu un score de 301, se classant seulement derrière le Nigeria, qui a déclaré 334 dans la mesure mondiale.
Dans le classement national, le Sri Lanka, le Bangladesh et le Kenya arrivent en deuxième position, avec respectivement des notes de 256,8, 253,2 et 240,1, selon la répartition des pays. Numéro.
D’un autre côté, la situation à San José est liée à une croissance accélérée du parc automobile au cours de la dernière décennie, combinée à une infrastructure routière limitée et à une croissance urbaine désordonnée.