Le procureur du Venezuela, Larry Devoe, a annoncé qu'il élaborerait un plan de travail conjoint avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour renforcer le travail de l'organisation, notamment en matière de droits des personnes emprisonnées.
Cette décision intervient après une rencontre avec Valérie Aubert, chef de la délégation du CICR dans le pays.
« Nous construirons conjointement un plan de travail visant à renforcer les capacités du ministère public (Bureau du Procureur) dans divers domaines de son mandat, y compris les questions liées aux droits de la population privée de liberté », a exprimé Devoe à travers un message sur son compte Instagram.
En outre, il a invité le CICR à participer et à contribuer à la Consultation nationale pour la réforme de la justice pénale vénézuélienne, une initiative annoncée par la présidente en charge, Delcy Rodríguez.
Selon Devoe, la réunion a eu lieu au siège du parquet à Caracas et a réuni d'autres membres de la délégation du CICR.

Cette annonce intervient après la mort de cinq prisonniers lors d'une émeute dans la prison de Yare, dans l'État de Miranda, comme l'a rapporté le ministère du Service pénitentiaire suite à des plaintes de membres de leurs familles et d'ONG concernant une situation irrégulière dans la prison.
Le ministère a expliqué que dans cet établissement, considéré comme à sécurité maximale et destiné, selon le communiqué, à protéger « les dirigeants négatifs et les membres de bandes criminelles », une bagarre a eu lieu entre détenus qui a abouti à une émeute.
L'agence a indiqué que le parquet a ouvert une enquête sur l'incident, ce qui a été confirmé par l'institution, sans toutefois fournir d'autres détails.
De son côté, la Médiatrice, Eglée González Lobato, a assuré le 16 avril qu'elle organiserait des « visites d'inspection » dans les centres pénitentiaires pour vérifier les conditions de détention, sans avoir jusqu'à présent annoncé la réalisation de ces inspections.
En février, la Croix-Rouge vénézuélienne a annoncé qu'elle prendrait en charge et procéderait à des évaluations médicales les personnes bénéficiant du processus de libération lancé par le gouvernement au pouvoir le 8 janvier.