Les réunions individuelles que le président tiendra avec les six candidats visent à évaluer les propositions et les trajectoires afin de choisir qui dirigera le ministère public, dans un processus réservé et supervisé par les organismes officiels.

Le président Bernardo Arévalo entame le processus d'entretiens individuels avec les six candidats au poste de procureur général du Guatemala, dans le cadre d'une procédure de stricte confidentialité qui définira l'avenir du ministère public pour les quatre prochaines années.

Le président cherche, à travers des réunions privées avec chaque candidat, à évaluer leurs profils et leurs propositions, dans le but de restaurer l'autonomie d'une institution qui, comme il l'a exprimé, a été « cooptée par des réseaux politico-criminels pour générer l'impunité, criminaliser les gens et mener des persécutions politiques ou fallacieuses ».

La série d'entretiens se déroulera de ce mardi 28 avril au jeudi 30 avril, en présence des six professionnels qui composent la liste définitive envoyée par le Comité de Nomination. Le calendrier a été organisé selon l'ordre des votes obtenus par chaque candidat à la Commission, qui a déterminé la séquence des réunions privées, certifiée par le président et confirmée par les chaînes gouvernementales.

Le programme officiel prévoit que le mardi 28 avril, Gabriel Estuardo García Luna se produira à 15h00. et Beyla Adaly Estrada Barrientos à 17h00. Le mercredi 29 avril, Carlos Alberto García Alvarado sera présent à 15h00. et César Augusto Ávila Aparicio à 17h00. Enfin, le jeudi 30 avril, Julio César Rivera Clavería sera présent à 15h30. et Néstor Guilebaldo de León Ramírez à 17h30. Cet ordre a été confirmé par le Secrétariat de Communication Sociale de la Présidence après publication de l'ordre du jour officiel.

Avant la diffusion de l'ordre du jour, Arévalo a souligné que les entretiens étaient programmés en fonction du nombre de votes reçus par chaque candidat à la Commission de Nomination, soulignant que ce mécanisme garantit un processus transparent et fondé sur le mérite, selon le Secrétariat de Communication Sociale.

Graphique avec le logo du gouvernement du Guatemala et le titre « Entretiens avec les candidats au poste de procureur général ». Affiche six photos de candidats avec les noms et les heures d'entretien

Lors des entretiens, chaque candidat sera interrogé sur sa proposition pour récupérer l'autonomie du ministère public. Le président a expliqué : « Nous avons besoin d'un Bureau du Procureur général qui remplisse ses fonctions telles qu'établies dans la Constitution et dans la loi, de manière indépendante, autonome et conformément à la législation, ce qui l'empêche véritablement de collusion avec des intérêts politiques ou criminels, ou de tout autre type, pour être utilisé comme un outil pour générer l'impunité ou la criminalisation », selon des déclarations officielles publiées par le Secrétariat.

L'élection du nouveau procureur général vise à restaurer l'indépendance institutionnelle après des tentatives de contestation

La nomination du futur procureur général est l'une des principales décisions de l'Exécutif, puisque celui qui sera choisi sera chargé des poursuites pénales et garantira le fonctionnement indépendant de la principale institution judiciaire du pays. Arévalo a soutenu que la sélection doit privilégier le professionnalisme et le respect de la légalité, en rejetant toute ingérence politique, comme il l'a exprimé lors de la conférence de presse officielle.

Interrogé sur le sens de cette sélection et ses conséquences pour le Guatemala, Bernardo Arévalo a entamé le processus d'entretiens individuels et privés avec les six candidats au poste de procureur général, en donnant la priorité à l'indépendance et à la restauration de l'autonomie du ministère public, dans le but de garantir que l'institution se concentre sur la véritable poursuite des délits et non sur l'instrumentalisation politique, comme le président lui-même l'a dénoncé dans des déclarations recueillies par le Secrétariat de Communication Sociale de la Présidence.

Cette étape intervient après avoir confirmé, selon le président lors de la même conférence, que plusieurs contestations contre la liste définitive des candidats n'affectaient pas la légalité du processus. L'inclusion du sixième candidat, ordonnée par la Commission de Nomination en fonction du score obtenu, réaffirme que la délibération présidentielle prend en compte aussi bien l'évaluation formelle préalable que le contact direct entre le chef de l'État et chaque candidat, informations fournies par les voies officielles du gouvernement.

La décision finale restera entre les mains du président après la conclusion de la série d'entretiens, point culminant d'une procédure qui, pour Arévalo, est « clé pour définir qui dirigera l'institution chargée des poursuites pénales dans le pays », selon le Secrétariat de communication sociale de la présidence.