Les autorités guatémaltèques arrêtent un quatrième suspect pour l'enlèvement de Huehuetenango

Les autorités guatémaltèques ont signalé la capture d'un quatrième auteur présumé lié à l'enlèvement survenu à Huehuetenango. Le Commandement Anti-Enlèvement de la Police Nationale Civile (PNC) a arrêté Juan Carlos Juan Tomas, 46 ans, au cours d'une opération qui a également permis de sauver la victime, un homme de 49 ans resté en captivité pendant 20 jours.

Selon les informations officielles, l'enlèvement a eu lieu le 2 mai dans la municipalité de Salcajá, Quetzaltenango. Les responsables ont emmené la victime dans une maison du village d'Ulche, San Pedro Soloma, dans le département de Huehuetenango, où elle a été localisée par les forces de sécurité. Les ravisseurs ont exigé une rançon de quatre millions de quetzales en échange de leur libération.

L'opération a permis la localisation et la saisie de divers objets utilisés pendant la captivité, dont deux documents d'identification personnelle (DPI), trois cartes bancaires, six douilles d'armes à feu, un passeport, trois téléphones portables et huit caméras de surveillance, entre autres éléments pertinents pour l'enquête.

Après son sauvetage, la victime a reçu des soins médicaux de la Sous-direction générale de la santé de la police avant d'être transportée par avion vers un hôpital de la capitale du pays. Les détenus, dont les trois précédemment capturés, ont été mis à la disposition des autorités judiciaires.

Le commandement anti-enlèvement de la PNC a intensifié ses opérations, avec des libérations et des arrestations à Nentón, Huehuetenango et Bosques de San Nicolás, Mixco./(PNC du Guatemala)

La récente capture de la quatrième personne impliquée dans l'affaire Huehuetenango s'ajoute aux actions entreprises pour contenir l'avancée des structures criminelles dédiées aux enlèvements. Les enquêtes se poursuivent pour déterminer la possible participation d'un plus grand nombre de personnes à l'organisation et clarifier tous les faits liés à l'affaire.

Le Guatemala est confronté à une augmentation des cas d'enlèvements au cours des premiers mois de 2026. Selon les données de la Police Nationale Civile, entre janvier et avril, il y a eu au moins 95 plaintes pour ce crime, avec une incidence plus élevée dans les zones urbaines et dans l'ouest du pays. Cette tendance a entraîné une augmentation des opérations du Commandement Anti-Kidnapping, qui a mené ces dernières semaines diverses actions pour sauver les victimes et démanteler les gangs dédiés à ce crime.

En mai 2026, la PNC a signalé la capture de ravisseurs présumés dans d’autres affaires très médiatisées. Le 14 mai, un policier enlevé à Nentón, Huehuetenango, a été libéré après l'intervention des forces de sécurité, tandis que le 20 mai, trois suspects ont été appréhendés à Mixco, zone 4 de Bosques de San Nicolás, après avoir exigé de l'argent pour la libération d'une autre victime. Ces actions reflètent l'intensification de la réponse institutionnelle à l'augmentation des enlèvements et des enlèvements express dans différentes régions du territoire guatémaltèque.

L'enquête indique que les ravisseurs de Huehuetenango ont exigé une rançon de quatre millions de quetzales pour la libération de la victime./(PNC du Guatemala)

Les autorités ont indiqué que le travail coordonné entre la police nationale civile, le commandement anti-enlèvement et le ministère public était essentiel pour la capture des personnes impliquées et la récupération des victimes. Dans le cas de Huehuetenango, l'enquête a permis de localiser le lieu de captivité et de déployer une opération qui a empêché la fuite des responsables et a garanti l'intégrité de la personne kidnappée.

Selon les données officielles, le nombre de plaintes pour enlèvement au cours des quatre premiers mois de 2026 dépasse celui enregistré au cours de la même période des années précédentes, ce qui marque une tendance inquiétante pour les autorités chargées de prévenir et de poursuivre ce crime. Les rapports indiquent que les victimes sont généralement détenues pendant de longues périodes et soumises à des conditions de captivité, tandis que les ravisseurs exigent des sommes d'un million de dollars comme condition de leur libération.

La PNC a réitéré son engagement à renforcer les capacités opérationnelles du Commandement anti-enlèvements et la coopération interinstitutionnelle pour réduire l'incidence de ces crimes. Les stratégies comprennent l'utilisation de la technologie pour suivre les communications, la surveillance aux points critiques et une attention immédiate aux plaintes reçues. Le déploiement de troupes dans les zones considérées à haut risque et la formation constante des agents font partie des efforts visant à lutter contre le fléau des enlèvements et à garantir la sécurité des citoyens.