La Direction générale des transports (DGT) du Guatemala promeut une stratégie conjointe visant à renforcer la formation des pilotes de transport de marchandises et d'autobus extra-urbains, en coordination avec la Direction générale de la protection et de la sécurité routière (Provial), l'Institut technique de formation et de productivité (Intecap) et les représentants du secteur des transports.
L'objectif est d'améliorer la qualité du service, de renforcer la sécurité routière et de réduire les accidents de la route, selon les autorités guatémaltèques et le ministère des Communications, des Infrastructures et du Logement.
Lors d'une réunion tenue cette semaine, la nécessité d'introduire des outils tels que des simulateurs de conduite pour les transports lourds a été abordée, en plus de renforcer la préparation pratique des conducteurs aux situations d'urgence.
Dans cet espace, des représentants de différents secteurs ont échangé leurs expériences sur les méthodologies de formation visant à accroître les compétences techniques et la capacité de réaction des pilotes face aux risques routiers.
Le directeur Pai Escobar, chef de la DGT, a souligné lors de l'événement que la formation constante des conducteurs représente un élément essentiel pour la prévention des accidents de la route.
Il a expliqué que la réglementation actuelle en matière de transport désigne Intecap comme l'entité responsable de la formation des pilotes, qui comprend actuellement 240 heures réparties sur 18 mois. Selon Escobar, « il est nécessaire de renforcer la pratique et la préparation des conducteurs pour qu'ils agissent de manière appropriée dans les situations de risque ou d'urgence ».

Le nouveau plan stratégique de la DGT se concentre sur la professionnalisation des pilotes à travers la collaboration entre les institutions étatiques et le secteur privé.
Parmi les actions proposées figurent la mise en œuvre de systèmes de simulation et une révision constante des contenus de formation, visant à élever les normes de qualité et de sécurité tant dans le transport de marchandises que dans les bus extra-urbains.
Le syndicat des transports extra-urbains, représenté par Gretexpa, participe déjà au programme pilote et fait état de progrès avec le soutien des autorités de l'État.
Comme l'a rapporté le ministère des Communications, de l'Infrastructure et du Logement, la stratégie envisage une collaboration interinstitutionnelle visant à améliorer la qualité du service et à protéger la vie des passagers. Les autorités ont indiqué qu'un travail conjoint permettra d'aligner les efforts de formation sur les besoins réels du secteur, en visant l'adoption de bonnes pratiques internationales en matière de sécurité routière.
Le contexte de la logistique et du transport au Guatemala présente des défis structurels qui compliquent la compétitivité et l'efficacité du secteur. Selon un rapport de la Banque mondiale, les principaux défis comprennent les coûts logistiques élevés, une offre fragmentée de services de transport routier, la congestion urbaine dans la capitale et les carences des infrastructures routières secondaires et tertiaires.
En outre, les processus documentaires et les délais de dédouanement ont toujours représenté un obstacle au commerce et à une mobilité efficace des marchandises.
Ces dernières années, la modernisation des ports et la numérisation des processus douaniers ont généré une réduction des délais moyens de mainlevée des marchandises, comme le rapporte l'Organisation mondiale des douanes.
Par exemple, en 2026, 85 % des marchandises terrestres seront dédouanées en moins de 24 heures, et les délais d'exportation au port de Santo Tomás de Castilla atteindront en moyenne 2 jours et 5 heures. Des défis subsistent néanmoins, tels que la sécurité routière, l'accès limité à la formation avancée et les lacunes réglementaires qui restreignent la flexibilité et la concurrence dans le secteur.

La croissance du commerce électronique et l’expansion des accords commerciaux ont stimulé la demande de services logistiques de plus en plus sophistiqués.
Le secteur du transport de marchandises au Guatemala a réagi en investissant dans la technologie, la numérisation et de nouvelles solutions pour le dernier kilomètre, même s'il est confronté à la pression de l'augmentation des coûts d'exploitation et du manque de personnel qualifié. Parmi les recommandations des organisations multilatérales figurent l'ouverture à une plus grande concurrence, l'amélioration des infrastructures secondaires et la mise à jour continue des programmes de formation.
Grâce à la stratégie conjointe lancée par la DGT, Intecap, Provial et le secteur des transports, le pays cherche à combler ces lacunes et à positionner le transport de marchandises et extra-urbain à un niveau supérieur de qualité et de sécurité. Les autorités prévoient que le renforcement de la formation, l'utilisation de technologies innovantes et le suivi des progrès du plan pilote permettront de consolider un modèle de transport plus efficace et plus sûr pour les utilisateurs et pour le commerce national et international.