Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a précisé que le projet de don de 298 ambulances par la Chine n'a jamais été mis en œuvre et n'en est resté qu'à une phase de gestion préliminaire.
Selon le ministère des Affaires étrangères, une analyse technique et documentaire a révélé qu'il n'y a aucune preuve de livraison, réception, nationalisation ou distribution des unités, alors que le processus reste encore en suspens sur les aspects administratifs et opérationnels.
La clarification a été diffusée à travers une longue déclaration publiée sur les réseaux sociaux et les plateformes officielles, après que des questions ont été soulevées ces derniers jours sur le prétendu retard ou perte de la coopération annoncée entre le Honduras et la République populaire de Chine.

Dans le document, les Affaires étrangères expliquent que le Honduras a établi des relations diplomatiques avec la Chine le 26 mars 2023, mais assure que l'administration actuelle a trouvé « des informations éparses, des documents incomplets et des efforts qui n'ont pas toujours suivi les voies diplomatiques correspondantes ».
Selon le ministère des Affaires étrangères, depuis le 6 avril 2026 a commencé un processus d'examen « approfondi, détaillé et approfondi » de tous les documents liés à la coopération bilatérale, dans le but de reconstituer l'état réel des négociations et de vérifier quels projets ont été achevés et lesquels n'en sont qu'à la phase préliminaire.
L'un des points centraux du communiqué fait référence au projet de 298 ambulances annoncé dans le cadre de la coopération chinoise. Selon l'institution, il n'existe aucune preuve documentaire confirmant que les unités ont été livrées, reçues ou distribuées au Honduras.
En outre, il a précisé qu'il restait encore des questions administratives et techniques liées à l'entretien, au fonctionnement, au budget et aux responsabilités municipales, éléments considérés comme fondamentaux pour l'exécution d'un projet de cette ampleur.
« Une chose est une gestion ou une intention de coopération et une autre est un don détaillé, livré, reçu et opérationnel. » C’est ce qu’a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans l’une des parties les plus importantes du document.

L'institution a également rejeté les informations selon lesquelles le gouvernement laissait les ambulances se perdre, arguant que le projet n'avait été avancé qu'à un stade préparatoire par la Chine, sans être consolidé comme un don officiellement exécuté.
En ce sens, le gouvernement hondurien a assuré qu'il maintenait son engagement en faveur de la transparence, de la responsabilité et de la gestion responsable de la coopération internationale, soulignant que tout projet doit se conformer aux procédures diplomatiques et administratives formelles avant d'être annoncé comme une aide concrète au pays.
La publication a suscité diverses réactions sur les réseaux sociaux, où certains secteurs ont remis en question le manque de clarté sur les accords conclus entre le Honduras et la Chine depuis l'établissement des relations diplomatiques il y a plus de trois ans.

D'autres utilisateurs, en revanche, ont défendu la position officielle et ont jugé nécessaire de clarifier le statut réel des projets de coopération, notamment ceux liés à la santé et à l'assistance publique.
Le communiqué souligne également que le gouvernement hondurien continuera à gérer la coopération internationale utile au pays, mais selon des processus « transparents, ordonnés et légalement fondés ».
Pendant ce temps, les secteurs politiques et les citoyens continuent de réclamer davantage d’informations sur la portée réelle des accords signés avec la Chine et sur l’état actuel des autres projets annoncés ces dernières années.
La polémique autour des ambulances surgit dans un contexte de fortes interrogations sur la capacité du système de santé hondurien et sur le besoin urgent de moderniser le réseau de soins d'urgence dans différentes régions du pays.