Le Conseil d'administration de la Banque centrale du Costa Rica (BCCR) a approuvé une nouvelle réduction du taux directeur monétaire (MPR), qui passera de 3,25% à 3,00% par an, après avoir convenu d'une baisse de 25 points de base. La décision répond à un scénario dans lequel l'inflation reste inférieure à l'objectif institutionnel et l'économie montre des signes de ralentissement, même si la banque reste prudente face à l'incertitude de l'environnement international.
L'autorité monétaire a expliqué que la mesure a été adoptée après avoir analysé les conditions macroéconomiques nationales et internationales. Parmi les principaux facteurs qui influencent les perspectives mondiales figurent les conflits géopolitiques, dont l’intensification récente maintient des niveaux d’incertitude élevés, ainsi que l’évolution des prix internationaux des matières premières et les effets possibles des événements climatiques extrêmes sur la production agricole et la production d’électricité.
Selon la Banque centrale, ces éléments représentent des risques à la hausse pour l'inflation, même s'il existe encore des incertitudes quant au moment où ils pourraient se matérialiser, à l'ampleur de leur impact et à la durée pendant laquelle ils pourraient affecter l'économie.
Au niveau national, l'entité a observé un ralentissement de la croissance de l'activité économique. Ce comportement se reflète non seulement dans les entreprises qui opèrent sous des régimes spéciaux, mais aussi dans celles appartenant au régime définitif, qui montre une modération plus générale du rythme de production.
Le marché du travail montre également des signes de moins de dynamisme. Selon l'analyse réalisée par le Conseil d'administration, le nombre de personnes employées est resté relativement stable ces derniers mois, tandis que les revenus réels enregistrent une légère baisse, un comportement qui reflète une moindre dynamique de l'économie interne.

L’un des éléments qui ont le plus influencé la décision a été l’évolution de l’inflation. La Banque centrale a indiqué que l'indicateur reste en dessous de la marge de tolérance établie autour de l'objectif de 3%. Même fin juin 2026, l’inflation sur un an était en territoire négatif, tandis que la moyenne des indicateurs d’inflation sous-jacente reste proche de 0 % depuis février.
À ce comportement s’ajoute le fait que les anticipations d’inflation à court et moyen termes restent également inférieures à l’objectif officiel, selon les informations disponibles lors des discussions sur la politique monétaire. Pour les autorités, ce scénario montre que les pressions inflationnistes restent limitées.
L'analyse de la Banque centrale a également conclu que les principaux indicateurs monétaires et financiers maintiennent une croissance compatible avec la stabilité des prix. En d’autres termes, le comportement du crédit, de la liquidité et d’autres variables financières ne représente pas, pour l’instant, une menace pour l’objectif de maîtrise de l’inflation.
Face à ce panorama, le Conseil d'administration a estimé qu'il y avait une marge suffisante pour réduire à nouveau le taux directeur sans compromettre la stabilité macroéconomique du pays.
Le MPR constitue le principal instrument utilisé par la Banque centrale pour influencer les taux d'intérêt du système financier et, par conséquent, le coût du crédit, de la consommation, de l'investissement et de l'activité économique. Une baisse de ce taux se traduit généralement, progressivement, par des conditions de financement plus favorables aux ménages et aux entreprises, même si l'effet dépend de la rapidité avec laquelle les institutions financières répercutent cet ajustement sur leurs clients.

Malgré la réduction annoncée, la Banque centrale a réitéré qu'elle continuera à suivre de près l'évolution de l'économie nationale et internationale. L'institution a réaffirmé son engagement à atteindre l'objectif d'inflation de 3% et a assuré qu'elle ajusterait à nouveau le taux directeur monétaire dans la direction appropriée si les conditions macroéconomiques ou l'évaluation des risques l'exigeaient.