Trois plongeurs meurent lors de travaux de maintenance au Honduras

Trois plongeurs sont morts ce lundi dans le secteur de Las Peceras, à Santa Cruz de Yojoa, département de Cortés, Honduras, alors qu'ils effectuaient l'entretien des cages d'élevage de tilapias de l'entreprise aquacole Aquafinca, près du barrage hydroélectrique Francisco Morazán, connu sous le nom de « El Cajón ». Les autorités enquêtent sur les causes.

Les victimes ont été identifiées comme étant Jackson Andonie Chavarría Sandoval, 23 ans ; Benigno Matute, 20 ans ; et Raúl Ulloa, 23 ans, employés de l'entreprise qui effectuaient des travaux sous-marins dans les structures de production.

L'incident s'est produit vers 11h00, selon les informations préliminaires. Le personnel présent sur place a été alerté d'une situation irrégulière lors de l'immersion et des équipes de secours ont été mobilisées, mais les trois travailleurs ont été retrouvés morts dans la zone de travail.

Les autorités compétentes ont entamé des procédures pour clarifier ce qui s'est passé lors d'un événement qui a eu un impact sur la communauté et le secteur aquacole du nord du pays.

Une hypothèse préliminaire des équipes de recherche pointe vers une possible défaillance des équipements de sécurité utilisés lors de la plongée ou leur utilisation incomplète. Les causes officielles, dans tous les cas, seront établies avec les rapports d'expertise.

Les équipes de médecine légale et les agents d'enquête ont procédé à l'enlèvement des corps et ont documenté la scène pour recueillir des preuves et déterminer les responsabilités.

Trois plongeurs en équipement complet immergés dans des eaux troubles, travaillant sur des cages de pisciculture. On voit des bulles et des débris flotter.

Jusqu'à présent, il n'était pas rendu public si les travailleurs disposaient de tous les équipements de protection requis ou s'il existait des protocoles de surveillance spécifiques pendant les opérations sous-marines. Ces points font partie de l'enquête, selon des sources liées à la procédure.

La société Aquafinca a exprimé ses regrets pour ce qui s'est passé et a assuré qu'elle collaborerait avec les autorités tout au long du processus, selon la société.

Elle a également annoncé qu'elle recruterait un expert international en sécurité de la plongée industrielle pour réaliser un audit technique indépendant visant à établir les causes de l'accident.

La zone où s'est produit l'accident concentre l'activité aquacole en raison de l'activité d'entreprises qui cultivent le tilapia avec les eaux du lac Yojoa et des environs de « El Cajón », avec une production destinée au marché intérieur et à l'exportation, selon des sources du secteur.

Des plongeurs effectuent des travaux d'entretien dans des cages d'élevage de tilapias (AFP)

Les connaissances des victimes ont indiqué qu'il s'agissait de travailleurs expérimentés dans le domaine de la plongée industrielle. Les spécialistes de la sécurité au travail consultés par les médias locaux avertissent que les travaux sous-marins tels que l'inspection et la réparation comportent des risques dus à la pression, à la visibilité limitée et à la dépendance aux équipements respiratoires et de communication. Une défaillance de l’alimentation en air ou des protocoles de plongée peut s’avérer fatale en quelques minutes.

Les organisations syndicales et les représentants de la sécurité sur le lieu de travail au Honduras ont demandé à d'autres occasions une plus grande supervision de l'État et des entreprises dans les activités à haut risque. Dans cette affaire, les proches des victimes exigent qu'il soit établi s'il y a eu des défaillances humaines, techniques ou administratives, tandis que les autorités continuent de recueillir des témoignages et de recueillir des informations techniques.

La mort des trois jeunes a suscité l'inquiétude des travailleurs du secteur aquacole et des habitants de Santa Cruz de Yojoa, où beaucoup décrivent l'événement comme l'une des tragédies du travail les plus choquantes récemment enregistrées dans la région. Les proches des victimes ont assuré que les plongeurs avaient de l'expérience dans ce type d'opérations et connaissaient les risques associés au travail sous-marin, ils espèrent donc que les enquêtes permettront de clarifier ce qui s'est passé pendant la journée de travail.