Le Salvador enregistre jusqu'à présent plus de 122 000 cas cumulés de diarrhée aiguë en 2026

Le Salvador enregistre une tendance à la hausse des cas de maladies diarrhéiques aiguës (EDAS) qui coïncide avec le passage complet à la saison des pluies de 2026. Selon les données officielles du bulletin épidémiologique de la semaine 20 (du dimanche 17 mai au samedi 23 mai 2026), le système de santé rapporte 5 368 cas détectés au cours de cette période de sept jours. Ce chiffre confirme une hausse soutenue après l'accalmie observée au cours du mois d'avril.

Bien que la courbe montre une augmentation par rapport aux semaines précédentes, le couloir épidémiologique place les données actuelles dans une marge de contrôle relatif par rapport aux pics historiques enregistrés entre janvier et mars, mois au cours desquels les consultations hebdomadaires dépassaient les 7 000 visites.

Les autorités restent toutefois vigilantes, car la combinaison de l'humidité et de la manipulation des aliments en hiver déclenche généralement le comportement endémique de ces affections gastriques.

La répartition démographique du rapport révèle la véritable ampleur de l'impact national de cette maladie, qui compte déjà un total de 122.421 cas accumulés jusqu'à présent en 2026 en consolidant tous les groupes d'âge. Le groupe de la petite enfance, plus précisément les garçons et les filles de 1 à 4 ans, arrive en tête de liste des personnes touchées avec un cumulé alarmant de 21 270 cas. Ce chiffre représente le pic le plus élevé de la répartition épidémiologique par âge.

Étonnamment, le deuxième secteur avec la plus forte incidence appartient aux jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans, qui enregistrent plus de 20 000 cas cumulés. Les analystes associent ce phénomène à des facteurs environnementaux et à des habitudes de consommation, comme les repas fréquents sur la voie publique ou l'exposition à des sources d'eau non traitées pendant les journées de travail et d'études.

Infographie EDAS 2026 avec 122 421 cas. Illustre un enfant et un adulte souffrant de douleurs abdominales. Détaille l’incidence par âge (pics entre 1 et 4 ans et entre 20 et 29 ans) et par facteurs de risque.

De leur côté, les nourrissons de moins d'un an présentent une incidence plus faible (environ 5 000 cas), attribuée au facteur protecteur de l'allaitement maternel exclusif. Enfin, les adultes de plus de 60 ans se stabilisent dans une fourchette proche des 10 000 infections cumulées.

Au niveau de la gravité et de la réponse hospitalière, le bulletin reflète une pression sanitaire modérée. À la date limite de la semaine 20 (23 mai), il y a 6 155 sorties d’hôpital accumulées directement liées à une déshydratation sévère ou à des complications bactériennes et virales dérivées de l’EDAS.

La note positive au sein du suivi technique réside dans l’indicateur de gravité létale. Le taux de mortalité s'élève à 0,30 %, un pourcentage qui démontre une capacité de réponse clinique rapide dans les réseaux de soins primaires. La disponibilité de liquides de réhydratation orale et de protocoles d’intervention précoce ont empêché l’augmentation du nombre de consultations de se traduire par une crise de mortalité.

Plus de 6 000 sorties d’hôpital dues à une déshydratation et à des complications gastriques en 2026 (avec l’aimable autorisation du Bulletin épidémiologique du MINSAL).

Compte tenu des projections, le ministère de la Santé et les épidémiologistes réitèrent l'appel à prendre des mesures d'hygiène élémentaires extrêmes dans les foyers salvadoriens. La prévention reste le principal outil pour aplanir la courbe :

  • Lavage strict des mains : Avec de l’eau et du savon avant de manger, de cuisiner et après être allé aux toilettes.
  • Traitement de l'eau : Consommer de l'eau potable, bouillie ou correctement chlorée.
  • Hygiène alimentaire : Eviter la consommation d'aliments crus dans la rue et veiller à la bonne cuisson de la viande.
  • Soins précoces : Rendez-vous au centre de santé le plus proche dès les premiers symptômes de déshydratation, en évitant complètement l'automédication.