La recherche des membres d'équipage disparus du bateau Roxana II se poursuit dans le Pacifique Nord du Costa Rica

Les autorités du Ministère de la Sécurité Publique du Costa Rica mènent une vaste et soutenue opération de recherche pour retrouver les trois membres de l'équipage du bateau Roxana II, disparus dans les eaux du Pacifique Nord depuis plusieurs jours, après que les conditions météorologiques provoquées par la tempête tropicale Cristina ont fait chavirer le bateau dans lequel ils voyageaient. Le déploiement comprend des patrouilles maritimes, terrestres et aériennes, en mettant l'accent sur les environs des îles Murciélago, dans le canton de La Cruz, Guanacaste, une zone connue pour son extension maritime et ses conditions changeantes qui rendent difficile la localisation des personnes disparues.

Des unités du Service National de la Garde côtière (SNG) participent aux travaux avec des navires des stations Flamingo et Murciélago, ainsi que des avions du Service de Surveillance Aérienne (SVA), qui effectuent des survols stratégiques pour augmenter la portée de couverture et améliorer les chances de découverte. Les équipes coordonnent leurs efforts pour visiter les points critiques, inspecter les zones difficiles d'accès et surveiller d'éventuels signes de disparition.

La disparition du bateau Roxana II a provoqué une mobilisation importante de ressources humaines et technologiques, notamment l'utilisation de radars, de jumelles longue portée et de systèmes de communication pour coordonner les actions entre les différentes unités. Le ministère de la Sécurité publique souligne que les recherches se déroulent sans interruption, avec des changements de personnel pour maintenir une surveillance constante dans la zone maritime et côtière.

Patrouilles effectuées par le Ministère de la Sécurité Publique pour localiser les pêcheurs traînés par la mer. Crédit : MSP

Parallèlement aux efforts de recherche, ces dernières heures ont circulé sur les réseaux sociaux et dans certains médias des informations sur la prétendue découverte de corps sur une plage nicaraguayenne, information catégoriquement démentie par le Service national de la Garde côtière. Après vérification directe auprès des autorités nicaraguayennes, il a été confirmé qu'il n'existe aucun rapport officiel ni aucune preuve concernant la découverte de corps liés à la disparition des membres de l'équipage du Roxana II. Les autorités costaricaines demandent aux citoyens et aux médias de s'abstenir de diffuser des rumeurs ou des données non confirmées, car cela pourrait générer de la confusion et affecter le fonctionnement des équipes de recherche.

L'opération dans le Pacifique Nord souligne l'importance de la coopération internationale, puisque la proximité de la zone avec les eaux nicaraguayennes nécessite la coordination des protocoles de recherche et de sauvetage entre les deux pays. Le ministère de la Sécurité publique entretient une communication active avec ses homologues régionaux et avec les organisations internationales spécialisées dans les urgences maritimes, ce qui permet d'élargir la portée et l'efficacité des actions.

Le Service National de la Garde côtière maintient un contact permanent avec les familles des membres d'équipage portés disparus, en leur fournissant des informations actualisées sur le développement des opérations. Les autorités reconnaissent l'angoisse des familles et réaffirment leur engagement à épuiser toutes les possibilités disponibles jusqu'à ce que le sort des disparus soit clarifié.

Homme de dos en uniforme bleu, casquette et gilet de sauvetage dans un bateau, utilise des jumelles regardant vers les montagnes à l'horizon et la mer.

Le cas du Roxana II met en évidence la pertinence des procédures de sécurité en navigation, l'importance d'une communication rapide avec les autorités et la nécessité de disposer d'équipes de secours formées et équipées pour répondre aux urgences dans de vastes zones maritimes difficiles d'accès. Le Ministère de la Sécurité Publique réitère que tout développement pertinent sera communiqué par les voies officielles et demande à la population de collaborer en fournissant des informations fiables et en évitant de diffuser des versions infondées.

Les conditions météorologiques, le trafic maritime dans la région et l'étendue de la zone de recherche représentent des défis supplémentaires pour les sauveteurs. Cependant, l'engagement institutionnel reste ferme et les patrouilles se poursuivront indéfiniment, tant qu'il existera une possibilité de sauver vivants les membres de l'équipage ou de clarifier ce qui est arrivé au bateau Roxana II.