Le SVET du Guatemala a averti que la violence sexuelle maintient une ampleur qui nécessite une réponse immédiate : au cours des cinq premiers mois de l'année, plus de 4 000 plaintes ont été enregistrées, un chiffre que le secrétariat a considéré comme alarmant et qui met une fois de plus l'accent sur la prévention, le signalement et la protection des filles, des garçons et des adolescents, en particulier pendant les vacances scolaires de mi-année.
À ce panorama s'ajoute une autre donnée officielle présentée : en mai de cette année, 925 enfants et adolescents avaient été maltraités, selon les chiffres du ministère de la Santé publique et de l'Assistance sociale cités par les autorités du secrétariat. Les cas ont été identifiés notamment dans les départements du Guatemala et d'El Progreso.
La secrétaire exécutive du Secrétariat contre la violence sexuelle, l'exploitation et la traite des êtres humains, Danissa Ramírez, a soutenu que la violence sexuelle n'est pas seulement un crime, mais aussi un problème de santé qui touche principalement les enfants, les adolescents et les femmes.
Il a ajouté que, selon les statistiques gérées par l'institution, dans de nombreux cas, l'agression provient de personnes proches du milieu social, familial ou communautaire de la victime.
Ramírez a souligné que ceux qui ont la responsabilité de protéger figurent fréquemment parmi les principaux agresseurs. C'est pourquoi il a souligné que la prévention ne peut incomber à une seule entité et a demandé l'intervention coordonnée des institutions de protection de l'enfance, des organismes d'enquête et des autorités locales.

La responsable a expliqué que plus de 80% des cas correspondent à des filles, des adolescentes et des femmes, tout en précisant que la violence sexuelle ne touche pas seulement cette population. Le secrétariat enregistre également les plaintes et les démarches des enfants, adolescents et hommes victimes de ce crime.
Cette déclaration cherche à répondre à une préoccupation soulevée lors de l'atelier avec les communicateurs : la possibilité que la violence sexuelle contre les hommes reste invisible. La réponse officielle a été que le problème a un impact majeur sur les femmes et les mineurs, mais n'exclut pas d'autres groupes.
Lors d'une activité, le SVET a insisté sur le fait que les médias jouent un rôle central pour empêcher la normalisation des comportements criminels, diffuser des informations préventives et rapprocher la population des canaux disponibles pour dénoncer. Le secrétariat a indiqué que son équipe accomplit les tâches quotidiennes du Plan National et à travers des unités mobiles qui travaillent sur l'information et la prévention.
Avant le début des vacances de mi-année, Ramírez a adressé un message spécifique aux parents et aux tuteurs. Il a déclaré que le recrutement et la tromperie des adolescents ne se produisent pas seulement en personne, mais aussi à travers les réseaux sociaux et autres outils technologiques utilisés par ceux qui commettent ces crimes.
La recommandation officielle était de parler de ces questions à la maison, de prévenir les enfants des contacts qui suscitent des doutes et de les empêcher de sortir seuls pour rencontrer des inconnus. Le secrétaire a également demandé d'entretenir une relation de confiance ouverte et de croire les filles, les garçons et les adolescents lorsqu'ils signalent des situations pouvant constituer des violences sexuelles.
Adriana Ovalle, également du SVET, a ajouté qu'en 2025 le secrétariat a mené une enquête pour se rapprocher des profils des délinquants sexuels. L'une des conclusions les plus importantes, comme il l'a expliqué, est que la violence sexuelle se produit dans des espaces de confiance et est généralement perpétrée par des personnes qui devraient assurer la prise en charge des enfants et des adolescents.
Le responsable a décrit cette dynamique comme un rapport de pouvoir qui modifie le développement des victimes. Il a souligné que le rôle des soignants ne se limite pas à garantir des conditions de croissance saines, mais aussi à s'abstenir de tout comportement qui porte atteinte à la liberté et à l'intégrité des filles, des garçons et des adolescents, et à détecter les signes qui permettent d'agir à temps.
La réponse directe de l'institution sur l'endroit où signaler la situation a été précise : les gens peuvent s'adresser à la Police nationale civile au 110, utiliser le numéro 15 10 si la victime est un garçon, une fille ou un adolescent, se rendre dans les hôpitaux nationaux, où se trouvent des cliniques pour traiter les cas de violence sexuelle, ou recourir aux bureaux et aux canaux numériques du ministère public. Le secrétariat a ajouté qu'il dispose du chat Oírme, un mécanisme numérique de conseil et d'orientation pour les victimes de violences sexuelles.