Les autorités guatémaltèques vont sanctionner une entreprise de transport lourd après un accident mortel au volant d'un adolescent

La Direction Générale des Transports (DGT) du Ministère des Communications, des Infrastructures et du Logement (CIV) a annoncé qu'elle allait entamer des procédures de sanctions administratives contre l'entreprise propriétaire de la remorque qui a provoqué un accident de la route dans lequel deux personnes ont perdu la vie.

Le poids lourd était conduit par un adolescent de 16 ans, qui a traversé la voie opposée pour doubler alors qu'il roulait à vitesse excessive, percutant de plein fouet une berline qui s'est retrouvée sous la carrosserie de la remorque.

Après l'accident, la DGT a procédé à une inspection au cours de laquelle elle a confirmé que l'unité ne disposait pas d'une police d'assurance dommages au tiers, ainsi que du système de limitation de vitesse (SLV), exigences obligatoires selon le code de la route et son règlement.

« En utilisant ses pouvoirs, l'institution entamera une procédure de sanctions administratives contre l'entreprise propriétaire de l'unité pour non-conformité avérée, en réponse à son mandat d'assurer la sécurité routière », a indiqué l'institution guatémaltèque dans un communiqué.

La DGT a publié un communiqué faisant état de sanctions contre l'entreprise propriétaire de la remorque qui a provoqué un accident de la route dans lequel deux personnes ont perdu la vie.

Malgré l'opposition des transporteurs, la mise en place d'un système de limitation de vitesse des véhicules de transport de marchandises et de passagers est entrée en vigueur le 2 mars dernier, après les réformes apportées en 2016 à la loi visant à renforcer la sécurité routière.

La réglementation fixe une limite de vitesse maximale de 80 kilomètres par heure pour toutes les unités de fret et le transport extra-urbain de passagers. Selon la loi, les sanctions vont de cinq salaires minimum (20 011 quetzales) à 10 salaires minimum (environ 40 022 quetzales) en fonction du nombre d'amendes précédemment infligées.

Tandis que, depuis le 20 mars 2020, les transports lourds et de marchandises sont tenus de souscrire obligatoirement une assurance responsabilité civile contre les tiers.

L'accident s'est produit au kilomètre 115 de la route vers l'Atlantique, dans la juridiction du village de La Palmilla, dans la municipalité d'Usumatlán, département de Zacapa, Guatemala.

Les Sapeurs-Pompiers Départementaux Municipaux ont localisé le mineur sans vie parmi les fers tordus de la remorque. Le véhicule privé a été laissé sous la carrosserie.

Des témoins ont déclaré aux médias locaux que la remorque roulait à une vitesse excessive alors qu'elle transportait une grande quantité de blocs de construction. Il a tenté de dépasser en traversant en sens inverse sans se rendre compte qu'un véhicule léger approchait.

Le poids du chargement l’empêchant de freiner, il est entré en collision frontale avec la berline laissée sous la remorque. Lors de l'impact, les deux véhicules ont percuté un arbre.

La remorque était conduite par Milton, un adolescent de 16 ans, malgré le fait que l'âge minimum pour conduire un véhicule lourd de plus de 3,5 tonnes au Guatemala est de 25 ans et qu'un permis de type A est requis, sans excuse.

La berline était pilotée par Felipe Antonio Ayala Rodas, 38 ans, qui, selon les habitants, rentrait chez lui à la fin de son travail de mécanicien.

Le conducteur de l'autre véhicule impliqué a été identifié comme étant Felipe Antonio Ayala Rodas, qui rentrait chez lui au moment de l'accident.

Les deux pilotes sont morts après l'impact. Les pompiers municipaux départementaux ont dû utiliser des instruments de secours hydrauliques pour récupérer les corps des victimes.

Milton était en troisième année dans un centre éducatif chrétien privé situé dans la municipalité de Flores, dans le département du Petén. De plus, il était le fils d'un médecin local renommé, c'est pourquoi son corps a été reçu par une caravane de véhicules et de motos, qui a parcouru les rues principales du secteur.

Entre-temps, des experts du Ministère public (MP) se sont rendus sur les lieux de l'incident pour ouvrir une enquête visant à déterminer les responsabilités civiles et à déterminer pourquoi un mineur conduisait un véhicule cargo, bien que la loi l'interdise.