La transmission de maladies telles que la dengue et le paludisme attire l'attention des autorités sanitaires du Costa Rica après la publication du dernier bulletin épidémiologique correspondant à la semaine 31 de 2026. Selon le rapport du ministère de la Santé, le pays enregistre jusqu'à présent cette année 3 052 cas cumulés de dengue et 74 de paludisme, des chiffres qui reflètent une dynamique changeante dans la circulation de ces maladies.
Le bulletin officiel souligne que l'incidence nationale de la dengue atteint 58,5 cas pour 100.000 habitants, tandis que les cas avec signes d'alarme totalisent 58. La répartition géographique montre des foyers particulièrement actifs dans la région du Centre-Nord, avec 925 cas et un taux de 88,3, et dans le Pacifique Central, qui signale 665 cas et un taux élevé de 206,6. Les cantons les plus touchés sont :
- Alajuela (398 cas)
- Orotine (360)
- Grèce (292)
- Puntarenas (142)
- San José (127).
Au 17 août 2026, selon les données de la Direction médicale de la Caisse costaricaine de sécurité sociale (CCSS), trois personnes seraient hospitalisées en raison d'un diagnostic de dengue.

Parmi ces patients, deux sont hospitalisés à l'hôpital San Rafael d'Alajuela et un à l'hôpital Víctor Manuel Sanabria. Ces cas correspondent à des personnes qui présentent des symptômes cliniques compatibles avec la dengue avec des signes avant-coureurs, c'est-à-dire des complications qui nécessitent des soins médicaux spécialisés et une surveillance étroite en milieu hospitalier.
Face à cette tendance, le pays du Costa Rica suit l'avertissement récemment émis par l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), qui mettait en garde contre une augmentation des cas de dengue au Salvador, au Honduras et au Costa Rica. Selon l'organisation internationale, la région connaît une situation qui nécessite de renforcer la surveillance épidémiologique et les campagnes de lutte anti-vectorielle, en raison des conditions climatiques et environnementales qui favorisent la prolifération du moustique Aedes aegypti.
Au cours de la même période, le ministère de la Santé signale 74 cas de paludisme, une maladie provoquée par des parasites du genre Plasmodium et transmise par la piqûre de moustiques anophèles infectés.
Le bulletin épidémiologique précise que 20 cas correspondent à une transmission locale, dont neuf sont autochtones et 11 introduits, tandis que 37 sont considérés comme importés, la majorité liée à des personnes originaires du Nicaragua. Dix-sept autres cas font toujours l'objet d'une enquête pour déterminer leur origine.
Le principal foyer de paludisme se situe dans la région de Crucitas-Llano Verde, où sont concentrés 54 des cas signalés, soit 73 % du total national. Cette zone frontalière reste sous surveillance particulière de la part des autorités sanitaires.

Concernant la tendance annuelle, le rapport indique une réduction de la transmission locale par rapport à 2023 (94,7%) et 2024 (87,8%), mais met en garde contre une augmentation de 100% par rapport à 2025. Le pays a réalisé jusqu'à présent cette année 119 758 tests de diagnostic du paludisme.
Le paludisme, contrairement à la dengue, peut avoir de graves conséquences s’il n’est pas diagnostiqué et traité à temps. Les symptômes incluent :
- Forte fièvre
- Frisson
- Maux de tête et, dans les cas graves, complications potentiellement mortelles.
Le ministère de la Santé souligne le dépistage précoce comme une mesure prioritaire, notamment dans les zones rurales et dans les communautés proches de la frontière nord. Selon le bulletin épidémiologique, le comportement des maladies à transmission vectorielle nécessite une réponse agile et coordonnée de la part du système de santé, visant à contenir l'augmentation des cas et à minimiser le risque de complications graves.