Les avertissements concernant la faible productivité et le faible intérêt des jeunes pour l’agriculture sont devenus des signaux d’alarme pour les universitaires.
Cette préoccupation s’ajoute à d’autres défis, tels que les effets du changement climatique, la concurrence des produits importés et la difficulté d’accès au financement.
Récemment, le ministre de l'Agriculture, Roberto Linares, a déclaré que le personnel de cette entité est à la retraite et que certains collaborateurs ont plus de 80 ans.
Il a assuré que la retraite des fonctionnaires implique un retard opérationnel, puisque beaucoup devraient effectuer des tâches sur le terrain et ne pas rester dans les bureaux.
Selon les universitaires, le secteur agricole est confronté à des obstacles qui limitent sa contribution à l'économie, à l'emploi rural et à la sécurité alimentaire. Le manque d’investissement et le peu de modernisation aggravent la situation.

Face à cette situation, ils proposent des solutions qui incluent une planification efficace de l'utilisation des terres et une diversification de la production.
En outre, il recommande d'incorporer des innovations technologiques, telles que l'agriculture verticale, la culture hydroponique, l'aquaponie et les cultures dans des environnements contrôlés.
Parmi les recommandations figure la nécessité de motiver les nouvelles générations à se former dans les domaines liés à l'agriculture. L'urgence d'améliorer les conditions des collèges agricoles et de moderniser les infrastructures et les équipements de la Faculté des sciences agricoles est soulignée.
Le document souligne également l'importance de renforcer l'accès à l'eau, de promouvoir la mécanisation agricole et de faire progresser la recherche, le financement, l'attribution de titres de propriété et l'amélioration des routes rurales.
A cela s'ajoute la création de centres de collecte et de réseaux de commercialisation plus solides, ainsi que le renforcement des contrôles phytosanitaires et la promotion de la consommation des produits nationaux.
L’aménagement de l’eau dans le bassin du fleuve Indio apparaît comme une question centrale. Le Conseil Académique de l'Université de Panama souligne l'importance stratégique des travaux visant à garantir la disponibilité de l'eau dans le futur, mais met en garde contre l'impact environnemental et social que cela pourrait générer.
Le projet prévoit la construction d'un lac artificiel d'environ 4.600 hectares, d'un barrage et d'un tunnel de 9 kilomètres pour transférer l'eau vers le lac Gatún. On estime que son coût s'élève à 1,6 milliard de dollars, qu'il durera quatre ans et qu'il permettra de réinstaller environ 600 familles.
Compte tenu de ces données, ils proposent que leurs unités spécialisées, comme l'herbier et les musées, réalisent des études sur la biodiversité et les aspects sociaux, pour évaluer scientifiquement les effets possibles du projet.
Le Conseil Académique considère également qu'il est essentiel d'écouter les préoccupations des communautés potentiellement affectées et de garantir que tout processus de réinstallation ou d'expropriation soit mené de manière équitable, préalable et transparente, dans le respect de la Constitution, des lois, de la procédure régulière et des mécanismes de participation et d'indemnisation établis.
La déclaration consacre une section à la relation entre le Panama et les États-Unis, soulignant l'importance de l'analyser dans une perspective souveraine et équilibrée. La défense des intérêts nationaux et la coopération internationale, affirment l'Université, doivent être au centre du lien bilatéral, affirment les universitaires.

L'entité universitaire rappelle le processus qui a abouti au transfert du canal de Panama le 31 décembre 1999 et défend que la protection de la voie navigable interocéanique doit être soutenue par le droit international et les traités en vigueur.
Concernant le transit des navires de guerre américains sans payer de péages, le document cite le Traité de neutralité permanente, qui établit l'égalité des conditions et des coûts pour tous les pays.
L'Université ajoute que la sécurité du Canal ne doit pas seulement se concentrer sur ses infrastructures, mais aussi sur la gestion durable des ressources en eau, la prévention des cyber-risques et l'attention aux tensions géopolitiques et aux scénarios d'urgence.