La Cour suprême électorale analyse 195 dossiers pour une éventuelle campagne anticipée et met en garde les partis politiques au Guatemala

Le Tribunal Électoral Suprême (TSE) a indiqué qu'il analyse 195 dossiers liés à d'éventuels cas de campagne électorale anticipée pour le processus électoral de 2027. Sur ce total, 140 dossiers ont été initiés d'office par le corps électoral, qui a assuré appliquer les procédures prévues par la réglementation en vigueur.

L'institution a adressé cet appel aux personnes intéressées à se présenter aux élections, ainsi qu'aux organisations politiques, à leurs membres et sympathisants. La demande vise à éviter des actes qui pourraient être interprétés comme une promotion anticipée des candidatures et à respecter les délais définis dans la loi électorale et sur les partis politiques (LEPP).

Le TSE a indiqué qu'il effectue une surveillance permanente pour détecter d'éventuelles violations. Les dossiers étudiés correspondent à des actions qui pourraient relever des restrictions à la propagande politique en dehors du délai prévu à cet effet.

La Cour suprême électorale maintient 195 dossiers en cours d'analyse pour d'éventuels cas de campagne électorale anticipée menant aux élections de 2027.

La propagande électorale a une période spécifique dans le processus

L'article 62 bis du Règlement LEPP établit que la propagande électorale comprend les activités menées au cours de la deuxième phase du processus électoral. La règle envisage les actions des partis politiques, des comités électoraux civiques, des coalitions, des candidats, des affiliés, des sympathisants et des personnes physiques ou morales.

Ces activités visent à promouvoir les candidatures, à présenter des programmes gouvernementaux ou à diffuser des messages visant à obtenir le vote des citoyens. Le règlement vise à organiser la compétition électorale et à établir un cadre commun pour les personnes et les groupes qui aspirent à participer aux élections.

La Cour suprême électorale maintient 195 dossiers en cours d'analyse pour d'éventuels cas de campagne électorale anticipée menant aux élections de 2027.

En dehors du délai fixé pour la propagande, les organisations politiques peuvent exercer des activités de prosélytisme. Cette possibilité doit toutefois respecter les limites prévues par la législation électorale.

La différence entre prosélytisme et propagande est au cœur de l’avertissement lancé par la Cour. Si la première peut être réalisée avant la phase correspondante, la promotion directe d'une candidature ou la diffusion de messages pour attirer les votes ne peuvent être réalisées que dans le délai autorisé.

Le TSE rappelle que l'article 94 Bis de la LEPP prévoit une sanction pour ceux qui promeuvent leur image personnelle à des fins électorales avant le délai imparti. Cette disposition envisage la non-inscription comme candidat de la personne qui fait campagne individuellement dans le but de se présenter ultérieurement à un poste élu au suffrage populaire.

La Cour suprême électorale maintient 195 dossiers en cours d'analyse pour d'éventuels cas de campagne électorale anticipée menant aux élections de 2027.

L'avertissement s'applique aux candidats qui cherchent à se positionner à l'avance à travers des messages, des activités ou des mécanismes de diffusion pouvant avoir une finalité électorale. La Cour n'a pas détaillé dans le communiqué la situation particulière des dossiers qui restent en cours d'analyse.

Avec les 195 dossiers en cours, le corps électoral a réitéré que le respect des règles est nécessaire pour préserver les conditions d'égalité entre les candidats aux élections de 2027. L'institution a insisté sur le fait que les groupes politiques et les candidats potentiels doivent adapter leurs actions au LEPP et à ses règlements.

La Cour a également rappelé que toutes les démarches et prestations effectuées devant le TSE sont gratuites.