L'intervention de la police a placé les deux frères sous la protection du Secrétariat national à l'enfance, à l'adolescence et à la famille (Senaf), où ils restent pendant que l'enquête se poursuit. L'affaire est à un stade préliminaire. Les autorités doivent établir les circonstances dans lesquelles les événements se sont produits et déterminer les responsabilités correspondantes.
La porte-parole de la Division d'Investigation de la Police (DPI), l'inspecteur Sheyla Correa, a indiqué que l'intervention a été réalisée par des agents spécialisés, qui ont agi après avoir obtenu des informations sur une éventuelle violation de mineurs. Selon les premiers éléments recueillis, la mère des enfants aurait utilisé un téléphone portable pour enregistrer du matériel sexuel impliquant les mineurs.
Le DPI étudie également l'hypothèse selon laquelle ce matériel aurait été destiné à la commercialisation, un aspect qui doit être confirmé par des procédures policières et des preuves pouvant être incorporées au dossier.
Les autorités n'ont pas divulgué de détails supplémentaires permettant d'identifier les mineurs, compte tenu de leur qualité de victimes et de la nécessité de préserver leur intégrité.
Après l'intervention, les frères étaient sous la protection de Senaf. L'institution se chargera de leur prodiguer des soins le temps que leur situation soit déterminée et que les actions progressent. Dans les cas impliquant d'éventuelles violations des droits, l'objectif immédiat est de séparer les mineurs de tout environnement pouvant représenter un risque.
Le DPI a préalablement identifié la mère comme étant présumée responsable des événements faisant l'objet de l'enquête. Cependant, à ce jour, aucune décision judiciaire ne détermine sa responsabilité pénale.
Correa a expliqué que l'enquête se poursuit et qu'il appartient aux agents spécialisés de rassembler les éléments nécessaires avant de transmettre le cas aux autorités compétentes. Tout mandat d'arrêt doit être émis par l'autorité judiciaire compétente, une fois la procédure avancée et les éléments justifiant les poursuites judiciaires présentés.

Pour l’instant, l’enquête cherche à établir précisément ce qui s’est passé, combien de temps les événements se sont produits et si d’autres personnes sont impliquées.
Les enquêteurs poursuivent la procédure pour déterminer les circonstances dans lesquelles les mineurs auraient été exposés et établir si le matériel prétendument enregistré a été distribué ou commercialisé. Ce travail peut inclure l'analyse d'appareils électroniques et d'autres éléments qui nous permettent de reconstituer ce qui s'est passé.
L'enquête doit également établir s'il y avait d'autres facteurs de risque pour les enfants ou s'il y avait participation de tiers.

Au-delà des responsabilités pénales qui peuvent être établies, l'affaire porte sur la protection de deux mineurs qui, selon l'enquête préliminaire, auraient été victimes d'une grave violation de leurs droits. L'identité des enfants et tout élément permettant de les reconnaître doivent rester confidentiels pour éviter une nouvelle exposition.
Le DPI continue de recueillir des preuves et espère mener à bien les actions nécessaires pour que l'affaire progresse devant les autorités judiciaires. Les deux frères restent sous la protection du SENAF, en attendant que les mesures correspondantes soient déterminées pour garantir leur sécurité et leur bien-être.