La sécurité citoyenne au Honduras entre dans une nouvelle phase opérationnelle avec la mobilisation des principaux commandants de la Police Nationale en différents points du territoire national.
L'institution s'engage à une plus grande supervision des interventions et à une planification adaptée aux conditions de chaque zone pour faire face aux structures criminelles au cours des 70 prochains jours d'opérations.
La stratégie, appelée « 70 jours de guerre contre le crime », comprend la participation des directeurs nationaux et des membres du Conseil stratégique, qui occupent déjà des postes considérés comme stratégiques pour coordonner le démarrage des actions.
Le déploiement comprend des moyens humains et logistiques destinés à faciliter l'exécution des plans de police.
Le directeur de la Police Nationale, le commissaire général Rigoberto Oseguera Mass, a expliqué que la présence d'officiers supérieurs sur le terrain leur permettra de superviser directement le travail des équipes opérationnelles et de renforcer l'exécution des stratégies de sécurité.
L’objectif est d’améliorer la capacité de réponse institutionnelle et de garantir que les interventions s’adaptent aux besoins identifiés dans chaque territoire.

L'un des axes de l'initiative est de lutter contre différents types de criminalité, avec une attention particulière aux activités attribuées aux membres de structures criminelles que les autorités identifient comme associations terroristes.
L'institution cherche à concentrer ses efforts sur les organisations identifiées pour participer à des actes illégaux qui affectent la tranquillité des communautés.
Contrairement à un déploiement basé uniquement sur l'augmentation de la présence policière, la stratégie propose l'application d'actions ciblées selon les caractéristiques de chaque territoire.
Cela implique de considérer les conditions particulières des zones d'intervention et d'orienter les ressources vers les problèmes de sécurité qui nécessitent une attention prioritaire.
Pour développer cette approche, la police prévoit de renforcer la coordination avec les gouvernements locaux et d'autres secteurs impliqués dans le plan Bouclier hondurien, dans le but d'articuler les actions institutionnelles et de répondre plus efficacement aux besoins de la population.
Un autre objectif est de progresser dans l'identification des personnes responsables d'activités illicites et d'influencer les sources de financement des organisations criminelles.
En ce sens, l'institution propose d'affaiblir les économies criminelles, une composante qui cherche à réduire la capacité de ces groupes à soutenir leurs opérations.

La planification comprend également l'élaboration de plans spécifiques pour faire face aux crimes qui touchent le plus les citoyens.
L'intention est que les interventions répondent aux caractéristiques de chaque secteur et permettent de coordonner le travail des différentes unités de police, au lieu d'appliquer une stratégie uniforme dans tout le pays.
La présence de directeurs nationaux à des postes stratégiques permettra, selon l'institution, de maintenir une surveillance plus étroite des procédures et de coordonner les ajustements nécessaires lors des opérations.
Les autorités entendent ainsi optimiser l’utilisation des ressources disponibles et améliorer la coordination entre les équipes déployées.
La Police nationale affirme que cette modalité de travail contribuera à renforcer la capacité opérationnelle et à accorder une attention plus opportune aux citoyens.
Toutefois, l'efficacité de la stratégie dépendra des résultats obtenus au cours de la période fixée et de la capacité des autorités à traduire la planification en améliorations concrètes pour la sécurité publique.
Pour des raisons stratégiques, l'institution n'a pas divulgué les lieux précis où seront concentrées les interventions. Il ne détaille pas non plus la répartition des équipes par département ni ne présente de chiffres sur le nombre d'agents affectés à chaque zone.