La construction d'une nouvelle prison à sécurité maximale au Honduras fait partie des initiatives que le Congrès national entend promouvoir, même si les discussions politiques et la définition des ressources nécessaires sont encore en attente.
Le président du Congrès national du Honduras, Tomás Zambrano, a confirmé que des réunions sont prévues avec le ministère des Finances et l'Institut pénitentiaire national pour explorer des alternatives de financement qui permettront de développer le projet.
La proposition, qui envisage la construction d'un centre pénitentiaire partiellement inspiré du Centre de Confinement du Terrorisme (CECOT) au Salvador. Les réunions annoncées devraient permettre d'établir les besoins financiers du projet et de déterminer comment il pourrait être intégré dans la planification budgétaire du pays.
Cet horizon place l'initiative parmi les questions que le Parlement et les institutions impliquées doivent discuter dans les prochains mois. Cependant, le fait de commencer l'exécution l'année prochaine ne signifie pas que la construction est approuvée ou que les fonds sont assurés.
Pour avancer, il faudra définir l'ampleur des travaux, établir leur coût, identifier les sources de financement et franchir les étapes politiques, administratives et techniques correspondantes.
Cette discussion sera importante pour connaître les positions des forces politiques sur la nécessité d'un nouvel établissement pénitentiaire, ses caractéristiques et les ressources publiques qu'il nécessiterait. Bien que le projet soit soutenu par des députés nationalistes, sa démarche ne doit pas être confondue avec une approbation définitive du Parlement.

En outre, il sera nécessaire de clarifier quelles seraient les responsabilités du Congrès, du pouvoir exécutif et de l'Institut national pénitentiaire dans la planification et l'exécution des travaux. En attendant que ces discussions soient conclues et que les décisions correspondantes soient adoptées, la prison continue d'être un projet en cours d'analyse.
Le député nationaliste Kilvett Bertrand avait précédemment indiqué que la construction du centre de sécurité maximale de Naco, sur un terrain domanial de plus de 100 pâtés de maisons, était en cours d'analyse.
La proposition prend comme référence certaines caractéristiques du CECOT salvadorien, une prison de haute sécurité qui a été visitée par une délégation de députés honduriens lors de leur approche avec les autorités salvadoriennes.
Selon Bertrand, l'éventuel établissement hondurien aurait une capacité inférieure à celle de la prison salvadorienne. Cependant, aucun chiffre n'a encore été publié sur le nombre de détenus qu'il pourrait accueillir ni sur les détails définitifs de sa conception et de son fonctionnement.
La proposition d'une nouvelle prison fait partie des mesures que discute le Congrès national pour renforcer la sécurité et modifier les conditions de détention des personnes liées aux structures criminelles.
Le Honduras dispose déjà d'établissements à sécurité maximale, notamment la prison d'Ilama, connue sous le nom d'El Pozo, dans le département de Santa Bárbara. Il sera donc pertinent de savoir quels problèmes le nouveau centre cherche à résoudre et comment les détenus seront répartis entre les différentes prisons.

Bien que Zambrano ait indiqué 2027 comme année prévue pour sa mise en œuvre, la prochaine étape sera de connaître les résultats des réunions annoncées et les conclusions des conversations législatives.
Pour l'instant, l'initiative a un objectif temporaire fixé par le président du Congrès, un emplacement proposé et un premier itinéraire pour rechercher un financement.
Pour ce jour, la séance législative a été convoquée à 16 heures de l'après-midi et il n'est pas exclu d'avancer la motion qui permettrait d'avancer sur la proposition en plus d'autres réformes pénales pour lutter contre la délinquance, y compris la réduction de l'âge de la peine des mineurs de 17 à 12 ans.