Le premier vol de rapatriement de Vénézuéliens part du Mexique vers Caracas, selon des sources

Un premier vol avec des migrants vénézuéliens rentrant volontairement dans leur pays depuis le Mexique a décollé mardi, selon deux responsables mexicains.

Le Mexique fait face à une augmentation importante du nombre de Vénézuéliens fuyant les difficultés économiques de leur pays, arrivant par milliers à travers ses frontières sud et nord, expulsés des États-Unis dans le cadre d’un plan dévoilé ce mois-ci visant à freiner les flux migratoires.

L’avion, exploité par la compagnie aérienne nationale vénézuélienne, a quitté l’aéroport international Felipe Angeles de Mexico pour Caracas, ont indiqué les sources. L’un des responsables a déclaré que le vol devait transporter environ 100 Vénézuéliens payant un tarif réduit d’un peu plus de 200 dollars.

Les migrants à bord de l’avion se trouvaient au Mexique sans papiers appropriés, selon le responsable.

Un porte-parole de l’aéroport a déclaré que le vol était parti vers 19h30 heure locale (00h30 GMT), plus tard que prévu initialement. Il devrait arriver à Caracas tôt mercredi matin, selon l’itinéraire.

Dans le cadre d’un plan bilatéral annoncé le 12 octobre, Washington accorderait jusqu’à 24 000 Vénézuéliens un accès humanitaire aux États-Unis par voie aérienne. Il a également permis aux responsables américains d’expulser vers le Mexique ceux qui ont été surpris en train de traverser illégalement par voie terrestre.

Les responsables mexicains ont déclaré qu’il pourrait y avoir plus de vols. Une source a indiqué qu’un autre avion devait quitter le même aéroport mercredi avec quelque 300 Vénézuéliens à bord.

Le ministère mexicain des Affaires étrangères n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Un porte-parole de l’Institut national des migrations (INM) a déclaré ne disposer d’aucune information. L’ambassade du Venezuela au Mexique n’a pas pu être jointe dans l’immédiat pour commenter.

L’administration du président américain Joe Biden a subi des pressions pour freiner l’immigration clandestine après un nombre record de traversées cette année, alimentées en partie par des Vénézuéliens.