Une discothèque intervient au Guatemala : la police sauve un mineur hondurien et capture trois femmes

Les enquêteurs de la Division Spécialisée d'Enquêtes Criminelles (DEIC) de la Police Nationale Civile (PNC) du Guatemala, en coordination avec les procureurs du Ministère Public et les agents du 43e commissariat de police, ont secouru un mineur hondurien de 17 ans, victime présumée d'exploitation sexuelle dans une discothèque située dans le quartier de Los Angeles, Huehuetenango.

Selon la PNC, la procédure menée samedi a inclus la capture de trois femmes accusées d'avoir commis divers délits liés à la traite des êtres humains et à la promotion de la prostitution.

Selon le procès-verbal officiel, l'intervention a eu lieu dans l'établissement de nuit. Au cours de la procédure, la mineure secourue a été placée sous la protection du Parquet général (PGN), l'institution chargée de sa protection immédiate après l'intervention de la police. L'affaire a été documentée par la PNC et communiquée par ses voies officielles.

Les personnes capturées ont été identifiées comme étant María "N"Gladys "N" et Lygie "N". (Autorisation : PNC du Guatemala)

Parmi les personnes capturées se trouve María « N », 34 ans, qui fait face à trois mandats d'arrêt antérieurs pour les délits d'extorsion, d'association illicite et d'entrave extorsionnelle à la circulation.

Par ailleurs, les autorités ont arrêté Gladys « N », 44 ans, reprise pour les délits de commerce, trafic et stockage illicite, ainsi que association de malfaiteurs. Selon le rapport de police, Gladys « N » avait déjà un casier judiciaire pour ces crimes depuis 2023.

La troisième détenue, Ligia « N », 36 ans, était la gérante et caissière de l'établissement et est accusée du délit de promotion, facilitation ou incitation à la prostitution.

Au cours de l'opération, la PNC a saisi divers objets utiles à l'enquête : un téléphone portable, un DVR, des préservatifs et de l'argent liquide. Ces éléments ont été mis à la disposition des autorités judiciaires pour renforcer l'enquête pénale sur le réseau présumé d'exploitation sexuelle qui opérait dans les lieux.

Les enquêteurs ont saisi un téléphone portable, un DVR, des préservatifs et de l'argent liquide comme éléments de preuve essentiels pour renforcer l'enquête criminelle. (Autorisation : PNC du Guatemala)

La police a indiqué que toutes les preuves ont été correctement emballées et transférées au ministère public, qui coordonne les actions judiciaires correspondantes.

La procédure a eu la participation active de la DEIC et du 43ème commissariat de police, qui ont agi sous la supervision des procureurs, en suivant les directives légales et les protocoles de protection des victimes mineures. La PNC a indiqué que la mineure de nationalité hondurienne a été secourue dans des conditions vulnérables, elle a donc été immédiatement remise au PGN pour qu'elle soit gardée et soignée intégralement. « La mineure a été placée sous protection, garantissant ses droits et son bien-être », souligne le rapport de police.

Cette affaire reflète le travail des forces de sécurité guatémaltèques visant à identifier et à démanteler les espaces où l'exploitation sexuelle des mineurs et la commission d'autres crimes connexes seraient facilitées. La PNC a réitéré son engagement en faveur de l'enquête sur les réseaux de traite et de la protection des victimes, en coordination avec le ministère public et le PGN.

Les détenus ont été mis à la disposition des autorités judiciaires, qui définiront leur situation juridique dans les prochaines heures. L'opération fait partie d'une série d'actions de la police guatémaltèque visant à lutter contre la traite des êtres humains et le crime d'exploitation sexuelle sur le territoire guatémaltèque.