Quatre membres de la commission des relations étrangères du Sénat américain ont présenté lundi un projet de loi sollicitant le soutien du gouvernement du président Joe Biden pour la prolongation du mandat de la Mission internationale indépendante d’enquête sur le Venezuela (FFM), « jusqu’à ce qu’une résolution de la la crise est atteinte » dans le pays sud-américain.
Le FFM a été créé en 2019 au Venezuela pour enquêter sur les exécutions extrajudiciaires, les disparitions, les détentions arbitraires et la torture, entre autres.
La proposition Loi de garantie pour continuer à surveiller les droits de l’homme au Venezuela (AFFECTS), a été signé par les sénateurs démocrates Tim Kaine et Ben Cardin, et les républicains Marco Rubio et Bill Hagerty. Cette initiative vise également à promouvoir « plus d’action » de Washington pour soutenir les droits de l’homme au Venezuela.
Grâce à cette législation, selon Kaine, ils chercheront à s’attaquer aux causes profondes de la migration vénézuélienne vers les États-Unis.
« La entre le régime de Maduro et l’opposition vénézuélienne, y compris l’accord sur un fonds humanitaire essentiel administré par l’ONU, est une évolution bienvenue et prometteuse. Mais il est important de se rappeler que Maduro et son régime continuent de commettre de graves crimes et violations des droits de l’homme contre leur propre peuple », a déclaré Kaine, cité dans un communiqué.
Selon le sénateur, Maduro et ses responsables « ont permis le recrutement forcé et l’exploitation d’enfants soldats par des gangs, ont fait fuir plus de sept millions de Vénézuéliens, ont attisé les flammes de l’insécurité alimentaire et ont poussé le Venezuela à devenir l’un des les plus grandes crises de réfugiés au monde.
Les législateurs ont également entrepris de « s’assurer » que Maduro est « responsable ».
« A une époque où le narco-régime de Maduro cherche à être légitimé internationalement par les gouvernements d’extrême gauche de notre région, le monde libre doit se souvenir de la nature criminelle de cette dictature exotique », a ajouté le sénateur Rubio, également cité dans la note.
Rubió a déploré que le peuple vénézuélien soit confronté à une situation « inimaginable », pour laquelle il a estimé : « nous avons l’obligation morale de lutter pour la justice et de veiller à ce que Maduro et ses hommes de main soient tenus responsables ».
Cette loi encouragerait également le FFM à émettre des alertes précoces sur une nouvelle détérioration de la démocratie au Venezuela, exigerait que l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU reçoive l’ordre de travailler avec les autorités pour obtenir la libération des ressortissants étrangers détenus sans justification, et j’exhorte le l’ONU pour répondre aux besoins humanitaires du peuple vénézuélien.