Les jeunes cherchent à « rendre visible » la situation au Nicaragua lors du Sommet pour la démocratie

Des jeunes de diverses organisations nicaraguayennes ont exprimé leur désir de profiter de leur participation au deuxième Sommet pour la démocratie, qui se tient mercredi et jeudi de cette semaine, pour « rendre visible » la situation dans leur pays.

L’événement, organisé par les États-Unis et coparrainé par le Costa Rica, les Pays-Bas, la Corée du Sud et la Zambie, offrira un espace important pour les jeunes, en conversation avec les médias.

Enrique Martínez, responsable de l’Unité des jeunes et des étudiants qui participera à certains des forums du Sommet, a déclaré au qui, en premier lieu, entend attirer l’attention sur la vaste détérioration de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés que connaît le Nicaragua.

De la même manière, il veut faire face aux conséquences que la crise nicaraguayenne a eues, avec « des répercussions directes sur la jeunesse, où certains exemples sont évidents tels que la migration forcée, le manque d’emplois décents, l’éducation avec une influence politique partisane, le clientélisme politique et l’élimination d’espaces de participation citoyenne.

Pour sa part, Yader Valdivia, du Collectif Nicaragua Nunca Más, qui sera également présent à l’un des forums parallèles au Sommet, a souligné que la présence du Nicaragua est importante dans ces espaces car la crise qui, selon lui, est « visible  » est provoqué par Daniel Ortega et sa femme Rosario Murillo devant la région.

Martínez, pour sa part, partage que le Sommet pour la démocratie génère une synergie avec d’autres acteurs de la jeunesse dans la région, « pour contextualiser directement la situation politique répressive qui existe à l’intérieur du Nicaragua ».

Rencontre de l’ambassadeur américain à l’ONU avec des exilés

L’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield, représentante des États-Unis auprès des Nations Unies, sera au Costa Rica du 29 au 31 mars pour le sommet et, selon un rencontrera des membres de la société civile et des Nicaraguayens « qui ont fui le régime répressif d’Ortega-Murillo ».

Au Costa Rica, plus de 100 000 Nicaraguayens ont fui la crise politique que traverse le pays depuis 2018.