Le Nicaragua a remis mercredi les lettres de créance de son ambassadeur en Espagne. Il s’agit de Maurizio Carlos Gelli, un italien controversé de 63 ans, naturalisé nicaraguayen.
Sa nomination a suscité des critiques et des controverses parmi l’opposition au gouvernement de Daniel Ortega et c’est que Gelli, selon des médias locaux tels que Confidentielest le fils d’un ancien agent italien accusé d’opérations anticommunistes pendant la guerre froide.
Auparavant, Gelli avait déjà été ambassadeur du Nicaragua au Canada.
Le site officiel du gouvernement nicaraguayen rapporte que le diplomate « a transmis les salutations du président Ortega et de la vice-présidente Rosario Murillo » au roi Felipe VI, ainsi que « l’intérêt de renforcer les liens d’amitié et les relations commerciales » entre les deux pays.
La remise des lettres de créance du Nicaragua à l’Espagne est considérée comme un changement de ton dans les relations diplomatiques. Les relations entre Managua et Madrid ne connaissent pas leur meilleur moment en raison des dénonciations répétées par le gouvernement espagnol des violations des droits de l’homme commises par l’administration Ortega.
Gelli remplace Carlos Midence, qui a été appelé à des consultations par le Nicaragua en mars 2022 pour de prétendues « pressions d’ingérence et menaces » qui « rendent impossible l’exercice du travail diplomatique ».
Madrid a précisé que le départ de Midence était dû au refus du Nicaragua d’accepter le retour de sa diplomate à Managua, María del Mar Fernández-Palacios.