Les Guatémaltèques élisent président, députés et maires lors d’élections contestées

Les Guatémaltèques ont voté ce dimanche pour élire un président et un vice-président pour les quatre prochaines années, lors d’élections où les candidats de l’opposition ont été exclus et il y avait des indications pour protéger les candidatures qui augurent de la continuité du système.

Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 7 heures du matin, heure locale, dans certains endroits même avec des personnes faisant la queue pour voter. Les centres de vote fermeront à 18h00.

Plus de neuf millions de Guatémaltèques avaient le droit de voter, tandis qu’aux États-Unis, plus de 90 000 émigrants guatémaltèques étaient inscrits pour voter, un chiffre que certaines organisations civiles ont qualifié de faible.

Au total, il y a 22 candidats à la présidence, mais avec trois candidats exclus du scrutin par les autorités. De nombreux Guatémaltèques ont exprimé leur déception face aux options et un grand nombre de votes nuls sont attendus ainsi qu’un taux de participation potentiellement faible.

Le dernier sondage publié vendredi par le journal Prensa Libre a fait état de trois candidats en tête dans l’intention de voter, tous conservateurs.

Qui sont les candidats favoris à la présidence du Guatemala lors des élections de ce dimanche 25 juin ?

En première place, l’ancienne première dame Sandra Torres, du parti UNE, qui propose des programmes sociaux. Il a été suivi par le candidat du parti CABAL, l’ancien diplomate Edmond Mulet, qui a proposé de réduire le nombre de députés au Congrès, et enfin, Zury Ríos, de la coalition unioniste VALOR et fille de feu l’ancien dictateur Efraín Ríos Montt.

Sont également en lice 160 députés au Congrès, 340 maires municipaux et 20 députés au Parlement centraméricain.

Si aucun candidat à la présidentielle n’obtient 50% des suffrages, un second tour de scrutin aura lieu entre les deux premiers candidats le 20 août.