Les États-Unis soulignent au Guatemala l’importance de permettre un second tour des élections sans ingérence

Les États-Unis ont souligné au Guatemala l’importance de permettre un second tour des élections sans ingérence, a déclaré lundi un haut responsable de Washington, après qu’une campagne contre le parti d’un candidat a menacé de l’exclure de la course présidentielle.

Le sous-secrétaire aux affaires de l’hémisphère occidental du département d’État des États-Unis, Brian Nichols, a indiqué lundi qu’il s’était entretenu avec le ministre des Affaires étrangères du pays d’Amérique centrale Mario Búcaro concernant les conditions du second tour, prévu le 20 août.

« J’ai parlé avec #MinBúcaro @MinexGT de l’importance vitale de permettre au second tour des élections au Guatemala de se dérouler sans ingérence ni harcèlement de la part des candidats et des partis », a écrit Nichols sur son compte Twitter. « Les Guatémaltèques ont le droit de choisir leurs dirigeants. »

Le parquet du pays d’Amérique latine a ouvert ce mois-ci une enquête contre le parti Semilla, du candidat à la présidentielle Bernardo Arévalo, pour la prétendue falsification de 5 000 signatures pour constituer le groupe.

Un juge a suspendu la participation d’Arévalo au scrutin d’août, mais la Cour constitutionnelle a annulé cette mesure. Les actions du parquet et de la justice locaux ont provoqué des critiques de la part d’organisations civiles nationales et internationales, en plus de quelques protestations dans les rues.

Le député anti-corruption de centre gauche et Sandra Torres, une représentante de centre droit du parti Unité nationale de l’espoir (UNE), ont terminé aux deux premières places du premier tour des élections du 25 juin, ce qui leur a ouvert la porte pour concourir au scrutin.