Le ministre du Travail du Salvador, Rolando Castro, a indiqué que le gouvernement procéderait à des inspections de nuit dans les lieux de travail, dans le but de garantir le respect des droits du travail de ceux qui exercent des activités après 19 heures, en particulier le paiement de la surtaxe légale correspondante pour le travail de nuit.
L'initiative a été confirmée par Castro lors de son intervention dans le programme « Face à face » et développé ce 11 août dans des déclarations recueillies par les médias locaux.
Le responsable a déclaré qu'il préparait une équipe spécialisée pour veiller à ce que soient garanties les conditions de transport et d'hébergement de ce groupe d'employés, ainsi que le paiement adéquat des salaires et des suppléments.
Comme le rapporte le Ministère du Travail et de la Protection sociale (MTPS), la mesure répond à la nécessité d'étendre la couverture et la surveillance dans les secteurs où les heures de travail s'étendent au-delà des heures de jour, en particulier dans des domaines tels que la sécurité, les transports et les services.
Le ministre a insisté sur le fait que la protection des droits du travail ne doit pas se limiter uniquement à ceux qui travaillent pendant la journée, mais doit s'appliquer à ceux qui exercent des fonctions de nuit, avec une attention particulière à la correcte application de la loi.
L'annonce du ministre Rolando Castro vise à renforcer la surveillance sur le lieu de travail et à garantir que les entreprises respectent leurs obligations légales. En outre, la mesure répond également à l'analyse interne du MTPS, qui a identifié une plus grande incidence des activités de travail en dehors des heures de jour et la nécessité d'adapter le contrôle de l'État à cette réalité.
Conformément aux dispositions du Code du travail du Salvador, le travail de nuit comprend la période comprise entre 19h00 et 19h00. et 6h00 le lendemain. L'article 161 du Code établit que l'équipe de nuit ordinaire ne doit pas dépasser sept heures par jour ou trente-neuf heures par semaine, contrairement à l'équipe de jour, qui autorise jusqu'à huit heures par jour et quarante-quatre heures par semaine.
Pour les travailleurs dont le poste commence ou s'effectue pendant la période de nuit, la législation exige que le salaire horaire soit majoré d'une majoration minimale de 25 % par rapport au poste de jour.
C'est-à-dire que si le salaire de base pour le quart de jour est de 1,68 $ l'heure, la même fonction effectuée la nuit doit être rémunérée au moins 2,10 $ l'heure.
Cette majoration vise à compenser les conditions particulières et les risques liés aux travaux effectués de nuit.
De plus, si le travailleur effectue des heures supplémentaires pendant la nuit, le paiement augmente encore plus. L'article 168 du Code du travail précise que chaque heure supplémentaire doit être rémunérée avec une majoration de 100 % du salaire horaire de base, à laquelle doit s'ajouter 25 % supplémentaires pour les équipes de nuit.

La réglementation établit également qu'aucun contrat individuel ou collectif ne peut fixer une durée de travail supérieure aux limites légales sans appliquer les majorations correspondantes. Tout accord contraire est considéré comme nul.
Le ministre a réitéré que le paiement des heures de travail de nuit et des conditions de transport et d'hébergement décentes pour ceux qui travaillent la nuit constituent des droits inaliénables. Le non-respect par l’employeur peut être signalé et sanctionné conformément à la loi. Le gouvernement prévoit que le lancement de ces inspections nocturnes élargira la couverture et renforcera la protection des travailleurs dans tout le pays.