Ils dénoncent la détention arbitraire d'un adolescent au Venezuela

Les partis politiques d'opposition et les organisations non gouvernementales du Venezuela ont dénoncé mercredi la détention arbitraire, à Caracas, de l'adolescente Samantha Sofía Hernández Castillo, 16 ans, dont la famille – ont-ils ajouté – a été « persécutée ».

L'ONG Justice, Rencontre et Pardon (JEP) a précisé que la jeune femme a été arrêtée « après la perquisition au domicile de ses grands-parents » et a souligné qu'elle est « fille d'une personne arrêtée en janvier 2025 et sœur d'un homme persécuté qui vit en exil ».

Cette organisation exprimée sur le réseau social

JEP a exhorté les autorités à libérer « immédiatement » l’adolescente et à garantir « son bien-être physique et émotionnel, lui permettant ainsi de retrouver bientôt sa famille ».

Le message de l'ONG

En outre, il a exigé que « sa situation juridique, son lieu de détention et les conditions dans lesquelles il se trouve soient rendus publics, garantissant l'accès à la défense et à un soutien juridique adéquat ».

De son côté, le Comité des droits de l'homme de Vente Venezuela (VV), parti dirigé par l'opposition et prix Nobel de la paix María Corina Machado, a déclaré que la jeune femme avait été arrêtée par « des responsables du régime dans l'après-midi de ce 19 novembre dans la ville de Caracas ».

La commission a alerté la communauté internationale sur ce fait qui, selon elle, « affecte non seulement psychologiquement, physiquement et émotionnellement un jeune mineur, mais re-victimise également une famille vénézuélienne persécutée ».

Une protestation des proches de

De son côté, le parti Primero Justicia (PJ) a averti que sa détention arbitraire constitue « une très grave violation des droits de l’homme » et démontre, a-t-il dénoncé, que « la répression continue de s’accroître ».

Ce même mercredi, Justicia, Encuentro y Perdón a indiqué que, selon ses archives, la persécution dans le pays « ne se limite pas aux acteurs politiques », mais inclut d'autres « profils », tels que « professionnels, citoyens et militants ».

L'ONG Foro Penal, qui vient en aide aux prisonniers politiques, en dénombrait au total 882 au 10 novembre, dont quatre adolescents.