Ils dénoncent l’enlèvement d’un ancien officier militaire vénézuélien au Chili

Un lieutenant vénézuélien à la retraite aurait été enlevé par un groupe d’inconnus qui sont entrés dans l’appartement où il réside à Santiago, au Chili, ont rapporté ce mercredi divers médias locaux.

Des inconnus avec un accent vénézuélien se sont fait passer pour des agents de l’immigration au Chili et sont entrés par effraction dans la résidence de Ronald Ojeda Moreno, un ancien officier de l’armée vénézuélienne qui a obtenu l’asile politique à la fin de l’année dernière, selon un rapport. Radio Biographie Biographie Du Chili.

Les autorités chiliennes ont lancé une opération pour retrouver l’officier militaire à la retraite, après que ses proches ont signalé sa disparition au ministère public de ce pays, a rapporté la chaîne.

Bien qu’il ait évité de donner des détails sur l’enquête qui est « en réserve », le sous-secrétaire à l’Intérieur du Chili, Manuel Monsalve, a annoncé qu’une alerte internationale avait été lancée à Interpol et qu’il avait été ordonné de renforcer le contrôle aux frontières face aux allégations enlèvement de l’officier militaire à la retraite, comme le rapporte le journal La Tercera mercredi après-midi.

Concernant la possibilité d’une prétendue opération de contre-espionnage vénézuélien sur le territoire chilien, Monsalve a déclaré qu’il s’agissait d’une hypothèse « prématurée » et a exclu qu’ils aient établi des contacts avec les autorités vénézuéliennes.

Dans son profil sur le réseau social X, Ojeda Moreno s’identifie comme un ancien prisonnier politique. En outre, dans un poste fixe, il affirme avoir été enlevé en mars 2017 par le gouvernement vénézuélien et transféré au siège de la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM) à Caracas, où il affirme avoir été torturé.

Il précise également qu’il a réussi par la suite à s’évader de la prison militaire de Ramo Verde, près de la capitale vénézuélienne.

Le mois dernier, les Forces armées nationales bolivariennes (FANB) du Venezuela accusés de « traîtres » pour leur implication présumée dans des projets de conspiration contre le gouvernement. Ronald Ojeda Moreno figure sur la liste.