La présidente du Conseil national électoral (CNE) du Honduras, Ana Paola Hall, a dénoncé samedi « de sérieux retards dans le contrôle spécial » des élections générales du 30 novembre et a mis en garde contre un « climat d'intimidation » au sein du Centre de logistique électorale (CLE).
« De sérieux retards persistent dans le contrôle spécial qui a lieu au sein de la CLE. Le peu de progrès qui a été réalisé comprend zéro minute et un climat d'intimidation contre les responsables électoraux et les membres proposés par les partis », a dénoncé Hall.
« Cette question, qui relève de la sécurité nationale, serait abordée lors de la séance sabotée par un conseiller », a-t-il écrit sur son profil de réseau social. xen référence à Marlon Ochoa, représentant de Libertad y Refundación (Libre).
Le président du corps électoral a affirmé qu' »à ce stade, il est clair qu'il y a des secteurs au sein des partis politiques qui sont prêts à retarder le contrôle et à compliquer les élections ». Hall a insisté sur le fait que le retard et la pression ambiante mettaient en danger la transparence et le déroulement normal du processus électoral.
Dans ce sens, il a rapporté que pendant l'équipe A ce samedi – de 7h00 à 19h00 (heure locale) – environ 100 commissions spéciales ont réussi à traiter seulement 112 procès-verbaux présidentiels, un chiffre bien inférieur à ce qui était prévu. Hall a souligné que « le temps initialement estimé pour un examen au niveau présidentiel était de 40 minutes en moyenne par dossier », qualifiant la situation de « sans précédent ».
L'édile du CNE n'a pas manqué l'occasion de rappeler que tous les membres de ces conseils sont proposés par les partis politiques eux-mêmes. C’est pourquoi il a lancé un appel urgent et catégorique aux forces politiques pour qu’elles remplacent immédiatement les membres des conseils d’administration qui interviennent dans des pratiques « regrettables » : « Réfléchissez et agissez, ne continuez pas à saper les fondements démocratiques du pays, de peur que des décennies de regrets ne surviennent plus tard !
D'autre part, le communiqué met en garde contre la pression croissante exercée sur le conseiller López-Osorio et Hall pour qu'ils assistent en personne à une séance plénière : « Il est légal et normal de se réunir virtuellement. Pourquoi aujourd'hui un conseiller insiste-t-il autant pour que nous soyons présents en personne ?
Quelques minutes avant la déclaration du président du CNE, le candidat présidentiel du Parti national, Nasry Asfura, a envoyé un message à ses partisans via les réseaux sociaux. Il y alerte la communauté internationale sur « la violence » qui « s’intensifie de jour en jour » car « il y a l’impunité, tolérée par ceux qui étaient censés garantir l’ordre, la légalité et la justice ».
« Les membres des Commissions spéciales de vérification et de recomptage sont des organisations électorales légalement constituées. Ce ne sont pas des citoyens envoyés pour défendre des intérêts partisans, mais des autorités soumises à la loi. Toute action en dehors de celle-ci est un délit et entraîne des conséquences pénales », a déclaré Asfura, reliant l'absence de résultats officiels aux retards récemment signalés par la CNE.
En outre, il a mentionné que ces Commissions ont illégalement paralysé les activités du CLE, « ils ont attaqué les femmes, et ils l'ont fait face à la passivité complice des procureurs présents qui ne respectent pas leur devoir constitutionnel ».
L'examen spécial de 2.792 dossiers électoraux présentant des incohérences au Honduras, qui devait commencer samedi 13 décembre, a finalement débuté jeudi dernier.
Selon le dernier rapport préliminaire du CNE, avec 99,86% des minutes comptées, le candidat du Parti national Nasry « Tito » Asfura – soutenu par le président américain Donald Trump – est en tête de la course à la présidentielle avec 40,29% des voix. En deuxième position se trouve Salvador Nasralla, représentant du Parti libéral, avec 39,57 %. De son côté, Rixi Moncada, candidate du Parti Libre (parti officiel), reste en troisième position avec 19,13%.