L'opération Relámpago 10 a permis, à Las Cruces, Petén, la saisie d'armes de gros calibre, de drogue et la capture de trois personnes, dans un déploiement qui, selon l'armée guatémaltèque, est encore en développement et vise à frapper une structure dédiée au trafic de drogue dans une zone historiquement utilisée pour le transfert de drogues illicites en raison de son emplacement stratégique.
L'une des découvertes les plus importantes a été l'éradication de 252 888 plants de marijuana et la localisation d'une pépinière contenant 200 autres petites plantes prêtes à être cultivées, selon le responsable consolidé cité par l'armée guatémaltèque.
Ont également été trouvés sur les lieux 39 sacs contenant possiblement de la marijuana transformée et quatre paquets qui contiendraient prétendument de la cocaïne, qui seront soumis à une analyse par les autorités compétentes.
Les actions ont commencé hier dans le village de Los Laureles, municipalité de Las Cruces, dans le cadre d'une coordination interinstitutionnelle entre l'armée guatémaltèque, le ministère public et les forces de sécurité civile, selon l'armée elle-même.
Les procédures comprenaient des perquisitions dirigées contre des structures criminelles liées au trafic de drogue.

Lors des perquisitions, les autorités ont localisé 13 fusils, une mitraillette de neuf millimètres, trois pistolets et un lance-roquettes de 66 millimètres.
Le matériel saisi comprenait également deux silencieux, 38 trémies de fusil, une trémie de type escargot et 1 280 cartouches de différents calibres.
La saisie comprenait également du matériel tactique : sept gilets tactiques, un gilet blindé, des étuis pour armes à feu, des sacs à dos, des vêtements pixellisés similaires à ceux utilisés dans les opérations sur le terrain, une cagoule et du matériel de communication portable.
Selon le texte officiel, l'arsenal retrouvé témoigne de la capacité opérationnelle de la structure investiguée.
La réponse directe à l'ampleur de l'opération est la suivante : les autorités ont signalé trois arrestations, dont deux hommes et une femme, qui auraient des liens avec le réseau criminel faisant l'objet de l'enquête.
Ils ont également saisi un véhicule pick-up, une plaque blindée artisanale, un téléphone portable, une balance numérique et d'autres preuves susceptibles de renforcer les enquêtes du ministère public.
Les forces de sécurité ont indiqué que ce type de cultures illégales représente l'une des principales sources de financement des organisations criminelles qui opèrent dans les zones frontalières et difficiles d'accès.
Ce bilan explique le poids qu'a eu la découverte des plantations au sein de l'opération déployée au Petén.
L'armée guatémaltèque a signalé que des équipes spécialisées maintiennent des postes de contrôle et d'enregistrement dans la zone pour empêcher la mobilisation des membres de la structure ou le transfert de marchandises illicites. L'opération, selon l'institution, continue son développement.
Selon l'armée guatémaltèque, ces actions font partie de la stratégie du gouvernement visant à lutter contre la criminalité transnationale organisée et à renforcer la sécurité sur le territoire national. L'institution ajoute que Relámpago 10 rejoint d'autres opérations récentes visant à affaiblir les réseaux dédiés au trafic de drogue, au trafic d'armes et à d'autres activités illicites.
Dans le Petén, la présence des forces militaires et policières est considérée comme essentielle en raison des itinéraires empruntés par les groupes criminels pour acheminer la drogue vers d'autres pays de la région.
Les investigations progressent pour déterminer l’ampleur de la structure disjointe et établir d’éventuels liens avec des organisations internationales.
Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Défense nationale, Henry Saenz, a déclaré que les forces de sécurité ont identifié un terrain planté de marijuana et que la détermination de son polygone était en cours pour procéder ensuite à l'éradication.
Il a indiqué que cette opération, comme celle de San Marcos, était encore ouverte au moment de sa comparution.