Au cours de l'année 2026, le Costa Rica a signalé 39 cas confirmés de myiase chez l'homme, selon les informations de la Direction de la surveillance sanitaire du ministère de la Santé. Ces données, correspondant à la semaine épidémiologique 20, reflètent la surveillance active maintenue sur cette maladie parasitaire, considérée comme une déclaration obligatoire dans le pays.
Tout au long de cette période, l’incidence de la myiase présente une nette répartition par groupes d’âge. Les données officielles indiquent une prédominance chez les personnes âgées de 20 à 64 ans, qui représentent 16 des 39 cas totaux. Par ailleurs, le groupe des adultes de plus de 65 ans rapporte le plus grand nombre de personnes touchées, avec 20 cas. Cette tendance suggère une vulnérabilité particulière de la population adulte et gériatrique à l'infestation par les larves de mouches, ce qui a conduit les autorités à renforcer les messages de prévention destinés à ces segments.
Le comportement de la maladie présente également des différences selon le sexe. Selon les registres, 28 des cas correspondent à des hommes, ce qui équivaut à un taux de 1,1 pour 100 000 habitants. Chez les femmes, le chiffre est de 11 cas et un taux de 0,4 pour 100 000 habitants. Cette tendance a été soulignée par la Direction de la Surveillance Epidémiologique, qui suit chaque semaine l'évolution de la maladie et ses caractéristiques démographiques.

La dispersion géographique de la myiase de la lucilie bouchère sur le territoire du Costa Rica est un autre aspect pertinent. Puntarenas apparaît comme la province avec le plus grand nombre de signalements, avec 10 cas supplémentaires cette année et un taux de 2,0 pour 100 000 habitants. Alajuela suit avec 8 cas, tandis que Guanacaste en signale 5, San José 7, Heredia 4, Limón 3 et Cartago 2. Ce panorama montre la nécessité d'une surveillance différenciée par région, car il existe des zones de plus grand risque et d'exposition.
En analysant le comportement régional, les chiffres indiquent que les régions de Huetar Norte, Central Pacific et Brunca sont en tête, chacune avec 6 cas signalés selon le ministère de la Santé. Ces zones, historiquement associées à des conditions propices à l’émergence des vers bouchères, nécessitent des stratégies ciblées et des campagnes de sensibilisation constantes.
Concernant l’évolution annuelle, la comparaison avec 2025 montre que le nombre de cas confirmés a légèrement diminué. À la 20e semaine épidémiologique de cette année-là, 42 cas avaient été enregistrés, soit trois de plus qu'en 2026. Les autorités de santé publique ont indiqué que la surveillance reste stable, permettant une réponse rapide à d'éventuelles épidémies ou à des changements dans la répartition géographique de la myiase.
La myiase bouchère est une zoonose qui touche à la fois les humains et les animaux. La coordination avec les institutions de santé animale est donc essentielle. Le Ministère de la Santé, avec MAG-SENASA et MINAE, insiste sur l'importance de signaler la présence d'animaux présentant des lésions ou infestations compatibles, afin de garantir des soins en temps opportun et de couper les chaînes de transmission.
Face à ce scénario, les recommandations générales à l'intention de la population incluent de se rendre immédiatement aux services de santé en cas de symptômes tels que douleur, inconfort ou démangeaisons au site de la blessure, rougeur de la peau et écoulement. Il est courant que les personnes touchées observent des œufs ou des larves dans la plaie. En outre, la nécessité de maintenir une hygiène personnelle rigoureuse est soulignée, avec un lavage fréquent des mains et des soins hygiéniques des blessures. Le contrôle et le traitement doivent toujours suivre les indications médicales.
Dans le domaine animalier, il est demandé d'effectuer des contrôles périodiques et de panser les blessures, ainsi que de signaler aux autorités sanitaires toute suspicion de vers chez les animaux. Ces actions s'inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de contrôle de la myiase, dans le but de réduire l'incidence chez l'homme et de limiter l'impact sur les communautés les plus vulnérables.
La Direction de la Surveillance Sanitaire continuera de diffuser des bulletins périodiques et des mises à jour sur la situation épidémiologique, tout en renforçant la collaboration interinstitutionnelle pour traiter les cas et prévenir la propagation de la chenille bouchère dans le pays.