Dans un contexte régional marqué par l'instabilité, le Panama, sous la présidence de José Raúl Mulino, a exprimé son soutien explicite au gouvernement de Rodrigo Paz en Bolivie et devient ainsi l'un des pays qui soutiennent activement les institutions de la nation sud-américaine. La décision panaméenne intervient à un moment où le pays andin est confronté à des protestations massives, à des barrages routiers et à l'isolement de régions stratégiques, des facteurs qui accroissent la pression sur l'exécutif bolivien et augmentent l'urgence de solutions diplomatiques immédiates.
Le président panaméen a indiqué qu'il avait demandé une déclaration en faveur de la stabilité sociale et politique de la Bolivie à travers l'ambassade du Panama auprès de l'Organisation des États Américains. Depuis le siège du gouvernement à La Paz, Rodrigo Paz a décrit le mouvement d'opposition comme la dernière vague de personnes qui promeuvent le chaos et a promis que la lutte serait dure, mais que nous allions de l'avant.
Plus de dix pays ont exprimé leur soutien au gouvernement Paz, ce qui constitue un soutien international important. Le président Mulino a attribué la crise bolivienne à ce qu'il considère comme une nouvelle attaque de la gauche radicale et du trafic de drogue, termes avec lesquels il a cherché à contextualiser le caractère et l'ampleur de la situation actuelle.

Le pays sud-américain connaît des coupures sur ses principales routes qui affectent la circulation et l'approvisionnement dans des départements clés comme Cochabamba. Cette situation a généré un isolement quasi total de certaines régions. Entrave sérieusement le transit des citoyens, l’arrivée des fournitures et le fonctionnement régulier des services logistiques.
Dans la ville de La Paz, la crise s'aggrave avec la concentration de marches et de violents affrontements autour de la place Murillo, épicentre du pouvoir exécutif et législatif. Ces derniers jours, des pillages, des actes de vandalisme et d'intenses émeutes ont été signalés lors des manifestations, ce qui a amené le gouvernement à avertir que des mandats d'arrêt seraient exécutés contre des dirigeants accusés de promouvoir des actions violentes. De nombreux secteurs sociaux, tels que les agriculteurs, les mineurs, les transporteurs, les enseignants et les populations indigènes, se sont mobilisés pour exiger sans équivoque la démission du président Paz.
Le soutien exprimé par le Panama aux institutions boliviennes répond non seulement au scénario de crise, mais s'inscrit dans une phase de renforcement et de renouveau bilatéral. Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis plus de 80 ans, au cours desquelles des accords ont été promus dans les domaines du commerce, de l'intégration touristique, de la coopération environnementale et de la sécurité.
Dans le domaine économique, l'administration panaméenne fait de son pays un centre logistique clé pour les exportations boliviennes vers les marchés des Caraïbes, et les deux États participent à des engagements régionaux tels que l'Accord d'ouverture du marché régional au sein de l'Association latino-américaine d'intégration (ALADI). Le dynamisme des échanges commerciaux a été documenté ces dernières années, renforçant la position du Panama en tant que partenaire stratégique.